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Une famille en quête de steppe Mongole…

Nous allons partir avec deux jeunes enfants le 13 avril 2019 pour une durée du 6 mois depuis la France, jusqu’en Mongolie. Nous commencerons notre périple en direction de l’Europe du Nord puis la Russie jusqu’au Lac baikal avant de rentrer en Mongolie,  le but ultime de notre aventure. Le retour se fera pas les pays de la route de la soie: Kazakhstan, Kirgizistan, tadgikistan, Ouzbékistan .

Nous traverserons 19 pays au total En plus de vouloir s’offrir une parenthèse dans la vie pour prendre le temps, se déconnecter de la société de consommation dans laquelle nous vivons, offrir à nos enfants la possibilité de découvrir de nouvelles cultures et faire de belles rencontres, nous avons voulu ajouter à notre voyage une dimension humanitaire. 

Aussi, nous acheminerons du petit matériel médical et des vêtements au dispensaire de Bayan, village de la steppe Mongole et à une unité maman-bébé à Arvayheer. Une autre partie sera directement achetée à Oulan Bator puis distribuée sur place pour plus de facilité de transport et afin de faire marcher le commerce local.

Si nous récoltons assez d’argent, nous aimerions pouvoir offrir l’acheminement de l’eau potable au centre médical  d’Arvayheer accueillant des enfants polyhandicapés. Le puit n’est pas très loin mais les infirmières doivent s’y rendre tous les jours pour chercher de l’eau pour laver les enfants. …cette installation leur changerait vraiment la vie.

Nous profiterons bien sur de ces visites pour échanger sur la prise en charge du handicap dans nos deux pays, échanger avec des professionnels mongols sur nos métiers respectifs que nous exerçons en France…

Voyageurs du Coeur est content d’avoir pu les aider un peu dans la préparation du voyage et de partager avec eux leur énergie de découvrir le monde avec leurs enfants…

Vous pouvez retrouver l’ensemble des informations disponibles sur le site internet Pistartevasion.

Expédition Voyageurs du Cœur RUSSIE/ MONGOLIE 2013… Retour sur expérience vécue pendant 3 mois…

Dates :  01/06/2013 au 31/08/2013

Durée du voyage : 3 mois

Kilométrage parcouru : 17000 km sur les 25000 prévus

Litres de gasoil consommés : 2550 Litres

Distance quotidienne : 400/ 500 km en Russie et 150/200 km en Mongolie

Nombre d’étapes : 12 grandes villes étapes.

Coût global : +/- 7000 € dont 500€ de visas.

Voir la galerie photos sur la Mongolie:

Un itinéraire aventureux  leur a permis d’effectuer une grande boucle à travers la Mongolie centrale et méridionale et le désert de Gobi. Ils ont pu découvrir l’essentiel de la Mongolie; les dunes et les plaines arides du Gobi, les montagnes boisées ainsi que  les steppes verdoyantes de Khangai avec leurs éleveurs-nomades de chameaux, chèvres, moutons et yacks. 
Des nuits sous la yourte à côté de familles nomades ont permis a notre groupe de reporters d’échanger sur les cultures respectives et même de partager de la cuisine locale Réunionnaise apporté dans les bagages. Les UAZ transportaient aussi un video projecteur utilisé pour projeter des films de leurs précédentes expéditions aux populations nomades.

Un caméraman professionnel Serge Marizy a suivi l’expédition pour réaliser un reportage qui sera diffusé sur les chaines locales de l’île de la réunion.

Le véhicule Toyota Land Cruiser HZJ 78 4,2 L 6 cylindres.

Après avoir roulé des années en Land 110, nous recherchions un véhicule  avec un plus grand volume  habitable pour ne plus être obligé de dormir dans une tente de toit. Nous voulions un véhicule avec de bonnes capacités de franchissement et notre choix s’est porté sur un Toyota Land Cruiser HZJ 78  d’occasion équipé d’origine des blocages de ponts AR et AR ainsi qu’un blocage central et équipé d’un toit relevable de chez Roy Créations.

Nous avons mis deux ans à le préparer, bien aidé en cela par nos différents partenaires dont notamment Euro4x4parts.

Notre toy a été équipé de pare-chocs ARB,  d’un réservoir de gasoil de 150l LRA, des lames OME renforcées accompagnées d’amortisseurs TouchDog, d’un treuil 6t T-MAX pour nous sortir d’éventuelles mauvaises passes, de rails aéro pour fixer tout le matos, de jantes acier de HZJ105 réputées super solides montées de pneus BF Goodrich MUD. Qcuestion mécanique le radiateur,  la pompe à eau,  et l’embrayage ont été remplacé remis à neuf. Toutes ces modifs ont été validées par un petit voyage test au Portugal.

Quelques mois avant le départ nous avons confié la réfection des boites de vitesse et de transfert à un préparateur local  mais comme nous le verrons plus loin cela ne nous a pas porté vraiment chance au cours de ce voyage…

Départ Gagny

1er juin – 6hr du matin le réveil sonne… Ca y est c’est le grand jour… Toute la maison se réveille avec une certaine angoisse liée au départ… Nos deux filles encore dans un nuage déjeunent avec nous et de nouveau nous donnons les dernières recommandations pour ce voyage de 3 mois… « eh les parents cool, on va gérer la maison pendant votre voyage partez tranquille »… BAC et 18 ans pour la dernière et BTS pour la grande seront des épreuves qu’elles devront franchir seules, mais nous avons leur bénédiction, donc cap à l’est… Nous sortons dans la rue et nos amis voisins nous attendent pour nous dire un dernier au revoir… 8h le 6 cylindre du Toyota se met en route pour affronter les milliers de kms qui nous séparent de nos objectifs…

Zdravstvouïtié ! (Bonjour en Russe !)

Après avoir visité Saint-Peterbourg et Moscou avec ses cathédrales aux toits dorés, ses longues façades baroques et néoclassiques des palais, ses canaux, ses jardins où les allées sont parées de statues et de fontaines, le musée de l’ermitage (splendide), la place rouge (pas si grande en fait!), les stations de métro moscovites décorées de mosaïque, de sculptures en bronze aux couloirs en marbre ainsi que le Goum ( Luxeux centre commercial) ; la neige Stalinienne tombe à Moscou. En fait de neige, c’est le pollen des nombreux arbres de la ville qui tombe !

Les jeunes filles moscovites sont très jolies. Elles créent la mode : des robes longues aux mini-shorts, des rayures aux motifs fleuris, des couleurs vives aux couleurs pâles, des ballerines/sandales aux talons très hauts. La vie est chère (20 à 30 % de plus qu’en France), le pouvoir d’achat d’une grande majorité de russes n’est pas élevé. Seul le prix de l’essence est avantageux : 70 centimes d’euro le litre de diesel à payer avant de se servir.

Le contact avec les russes est très différent de ce que nous connaissons. Certains russes ne font aucun effort pour nous comprendre. C’est surprenant. D’autres semblent désolés de ne pas pouvoir nous renseigner en Français ou en Anglais. L’Anglais nous sert assez peu.

Rien de mieux que le langage des signes. Sur la route, les russes sont dangereux : aucun respect de la sécurité routière. Nous croisons des Lada , des Uaz, des camions par dizaine, des Kamaz (photo kamaz), des voitures de luxe sans oublier les Hummer (photo hummer). Les routes sont rectilignes mais souvent en mauvais état. Beaucoup de policiers. Les zones traversées sont marécageuses, ce qui explique les profusions de moustiques . Nous avons également au passage visité Kazan avec sa Mosquée et ses cathédrales.

Les routes défoncées commencent à solliciter nos véhicules, les révisions du soir sont nécessaires, niveaux, nettoyages, petites réparations rythment les bivouacs.

HOPITAL DE PERM et premier objectif humanitaire.

Vendredi 14 juin, départ de chez nos amis Russes Olga et sa famille direction l’hôpital pour enfants tuberculeux car il est finalement impossible de se rendre à l’orphelinat comme initialement prévu.  Le directeur craint des représailles suite à des recommandations fortes de Moscou de ne pas laisser de Français se rendre dans certaines institutions, nous comprenons que cela a un rapport avec la loi votée récemment sur le mariage gay… Arrivés à l’hôpital avec seulement 2 véhicules, des gardiens nous accueillent comme le prévoit l’accès réglementé. Les bâtiments sont vétustes. Nous remarquons à l’entrée des équipements sportifs tout neufs donnés par un groupe pétrolier. Nous sortons les dons dans la cour, une femme en robe de chambre nous accueille suivie d’une infirmière en blouse blanche. Au bout de quelques minutes les enfants sortent dans la cour, ils rigolent car nous avons mis nos chapeaux « bagna » pour les amuser. Nous distribuons des maillots de foot et ballons aux plus grands enfants. Les regards amusés font plaisir à voir, ces enfants de 1 à 15 ans sont habillés en civil et  jouent dans le parc pendant que nous transportons les dons à l’intérieur de l’hôpital et réaliser une visite. Une responsable nous montre des chambres toutes petites avec 4 lits très rustiques, pas de chambre seule pour les enfants contagieux. Ce sont les parents qui apportent à manger aux enfants. La directrice nous remet une attestation de dons avec un mot extrêmement touchant qui exprime que notre venue leur donne du courage pour continuer.

Traversée de la Russie (suite)…

Deux jours plus tard, nous reprenons la route. Les kilomètres s’enchaînent, reste encore 7000 km à avaler en 2 semaines. Nous privilégions les parkings de camions gardés. Aux bivouacs c’est l’ invasion de moustiques. La voiture est poussiéreuse. Nous aussi. Sur la route, des Russes nous saluent gentiment. Nous avons des marques de sympathie. Nous sommes même photographiés.

Nous goûtons les spécialités Russes, c’est quelquefois “intéressant ” : soupe froide de pommes fermentées avec morceaux de saucisses, concombres, pommes de terre et aneth. Le borchtch (soupe chaude à la betterave) est excellent. Les raviolis à la viande sont acceptables, les beignets fourrés à la viande un peu gras. Nous devons payer le pain qui accompagne nos plats, quelquefois il est rassis. Cela fait partie du folklore. Nous tombons au choix  sur des serveuses peu aimables qui nous parlent Russes avec impatience ou d’autres plus charmantes qui rigolent avec nous. Aux Bivouacs nous cuisinons “Français ” avec notre réchaud. Nous continuons notre trajet. Les routes sont parfois très abîmées. Les stations services possèdent souvent des guichets sécurisés avec grilles ,ici les pleins d’essence se paient d’avance ! Le paysage est verdoyant, toujours marécageux avec des forêts de sapins et de bouleaux. . Nous avons traversé Jekaterinburg, Omsk, Novosibirsk (villes industrielles peu attrayantes). Nous sommes à Krasnojarsk. Premières pannes, comme ces soudures de réservoir auxiliaire cassées sur l’iveco 4×4 et  fuite en sortie de boite de transfert pour le Toyota.

Nous faisons une pause à Irkutsk , contrée où Michel Strogoff prit vie. Jules Verne nous a fait rêvé avec ce roman, nous le vivons aujourd’hui. Ville moderne envahie de panneaux publicitaires avec un marché de produits chinois côtoyant des magasins de luxe. Par ailleurs, de jolis bâtisses aux différents styles, de belles églises. Ville culturelle également : musées, théâtre, cinéma et même un cirque. 
Nous reprenons la route. Quelquefois, des vaches broutent sur les bords de la route transsibérienne. Une chèvre traverse sans se soucier du passage incessant des véhicules. Nous voyons malheureusement quelques chiens écrasés. Les Russes doublent à droite ou encore dans les virages sans visibilité. Il n’est pas rare de trouver un véhicule face à nous dans notre file. Il y a beaucoup d’accidents. Il faut être ultra vigilant !

Nous avons longé au sud, le lac Baïkal. La sérénité qui s’en dégage en fait un endroit unique. La route est très vallonnée, 8% à 10 % de montées ou de descentes sur 2 km plusieurs fois, les « montagnes Russes » en vrai !  
Un bref passage à Ulan Ude puis direction la douane. 2h30 le passage en douane Russe et Mongole où il faut un peu jouer des coudes pour ne pas se laisser déborder.

la Mongolie s’offre à nous…

Arrivée en Mongolie, la nature s’offre à nous . Nous ne reconnaissons pas le paysage, nous sommes dans le nord de la Mongolie. La terre est sablonneuse et pourtant l’herbe pousse. Quelques arbres s’élèvent dans ces dunes à perte de vue. Notre premier bivouac Mongol est agrémenté par de petits écureuils noirs qui se cachent dès qu’on les approche. Des chiens de prairie traversent la route. Au loin, nous apercevons les premières yourtes avec leurs troupeaux de chèvres. De jeunes cavaliers s’entraînent pour le Naadam (course de chevaux, lutte, tir à l’arcs). Des Yacks broutent au bord de la route. Nous nous dirigeons vers Oulan Baator et déjà nos yeux se brident.

A Oulan Bator, Les jeunes filles utilisent des parapluies en guise d’ombrelles. Il faut dire qu’il fait 35 degrés.
Ville du 4X4 par excellence, on les comprend, les routes sont défoncées. Nous n’avons jamais croisé autant de Hummer de notre vie. La capitale possède une allure très Soviétique, les bâtiments comportent parfois des colonnades, construits en carré autour d’une cour aménagée.
Après avoir visité la ville et ses musées, nous visitons la statue géante de Genghis Khan près de Nalaïkh. Il s’agit d’un monument argenté haut de 40 mètres. On ne peut pas le manquer.
Nous retrouvons d’autres menbres des VOYAGEUR DU COEUR avec qui nous prolongeons nos visas. 
Nous avons eu l’honneur de rencontrer le vice-ministre de la santé, qui sortait d’une réunion avec le premier ministre pour lui parler de nos actions envers les handicapés de Mongolie.

Nous avons visité le premier monastère bouddhique de Mongolie à Karakorum. À son apogée, 1000 moines vivaient entre ses murs.
Nous traversons des steppes aux vertes vallées, des forêts de pinèdes, nous longeons des chaînes montagneuses aux roches volcaniques.
Nous petit-déjeunons souvent en compagnie des chevaux, des yacks, des chèvres et des moutons.Les chiens de prairie décidément toujours aussi timide rentrent dans leur terrier dès que nous les approchons, pendant que des rapaces volent au dessus de nos têtes.
Les pistes sont de plus en plus difficiles avec des dévers, des ponts des roches sur les chemins, des bourbiers ce qui confirme la grande dureté des pistes Mongoles annoncées avant notre départ.

Nous avons aussi retrouvé nos amis motards Réunionnais du groupe Motoland. Ambiance chaleureuse assurée sous une pluie de grêle. Le temps change très vite en Mongolie.
Après un bain dans des sources chaudes, nous nous dirigeons vers Tsetselerg. Beaucoup de mouches mais pas de mouches TséTsé…

MOTOLAND

Cette association de motards Réunionnais a sollicité LES VOYAGEURS DU COEUR pour préparer une expédition en Mongolie pour 16 reporters habitués à se déplacer en moto dans les pays d’Asie. Leur but étant de rencontrer les populations locales mais aussi de réaliser la promotion de l’île de la réunion.

Pour se faire 7 motos financées par les participants eux mêmes ont été acquises par

Les Voyageurs du Coeur . Elles ont servi à véhiculer les participants à travers la steppe. Deux 4×4 UAZ avec cuisto et mécano complétaient le dispositif. Tout ce petit monde était guidé sur place par un guide local.

Une 150 cm3 Chinoise  deux temps neuve coûte ici 700€ .

Ultime action solidaire, ces motos seront offertes à des familles défavorisées à la fin du périple.

Les toits jaunes, verts, bleus, rouges des maisons des villages égayent les vertes vallées. Au loin, nous apercevons des dizaines de points blancs et noirs au flanc des montagnes, ce sont des troupeaux de chèvres et de moutons.
Après Tsetselerg, nous nous arrêtons près de la formation rocheuse de Taïkhar Chuluu. Une légende raconte qu’un grand Baatar aurait anéanti un énorme serpent avec cette gigantesque pierre.
La modernité fait son apparition dans les steppes, les troupeaux sont quelquefois rassemblés par des motards. Les antennes satellite et les panneaux solaires ornent les yourtes.
Nous reprenons les routes/pistes “Orangina, secouez-moi, secouez-moi” à cause des cailloux, des roches et autres ravines ravines…

Le linge étendu à l’arrière de la voiture, fait des soleils. Nous roulons à 20 -30 km/h. Nous avons appris à vivre avec la poussière, la boue et les inondations. Les Hommes et la mécanique souffrent.
Heureusement, la gentillesse des nomades, les paysages somptueux, la faune et la flore nous émerveillent. L’odeur du thym sauvage dans les prairies réveille nos sens perdus.
À Tosontsengel ; les maisons en bois, les allées poussiéreuses et les cavaliers donnent à cette ville un air de Far-west.
Uliastay est entourée de rivières, la vallée est luxuriante. On en profite pour faire nos lessives.
En nous dirigeant vers Altay, la piste devient sablonneuse. Nous croisons un troupeau de chameaux.Jolie rencontre, au détour d’un chemin.
En se dirigeant ver Biger, nous bivouaquons à 3000 mètres d’altitude, il fait très froid, la doudoune est obligatoire.

Le lendemain, nous traversons un canyon, il fait 40 degrés. Nous roulons dans le lit d’un torrent, le 4X4 est indispensable. Il faudra plus de 2 heures pour faire 6 kilomètres et rejoindre une piste. Aucun passage que du hors piste avec des ravines énormes, on nous l’avait dit il faut un vrai 4X4 et cela se confirme de jours en jours. 
Nous sommes dans le désert de Gobi, désert de cailloux, désert de sable.

À Bayan-Ondor, nous réalisons un autre objectif solidaire. Nous faisons dessiner les enfants du village et leur offrons des feutres, crayons de couleurs, ballons, survêtements. Ils nous ravissent en réalisant un spectacle de danse, c’est fantastique.

Un chanteur nous interprète un chant diphonique . Une jeune fille réalise des acrobaties. C’est fabuleux. Moment magique parmi les villageois. 
Nous traversons Gurvantes.

Nous reprenons la piste après avoir planté le drapeau d’un de nos partenaires dans une dune de sable pour la photo souvenir. Petit clin d’œil pour les remercier de leur grand soutien.
Nous arrivons à Dalanzadag capitale du Gobi. Trois jours à réparer les véhicules et panser les plaies du Gobi.

La traversée a été particulièrement difficile avec un des véhicules qui s’arrêtait tous les 20 kilomètres (problème de pompe d’injection). On déplorera aussi un problème de chauffe moteur, un radiateur percé en plein milieu du désert (réparation avec soudure à froid et produit stop fuite) et des  silents blocs d’ amortisseurs fondus du à la tôle ondulée…

Le périple continue, nous remontons vers la capitale. En chemin, nous assistons à plusieurs autres Naadam. 
Les courses de chevaux s’étendent sur 24 km, les cavaliers (des enfants) arrivent épuisés, les chevaux, en sueur. Il faut du courage pour finir la course. Deux chevaux traversent la ligne d’arrivée, seuls. Certains enfants montent à cru, en guise de bottes portent des chaussettes, sans bombe sur la tête. Heureusement les chutes sont peu fréquentes. La course est encadrée par des 4X4. Les enfants sont quelquefois très jeunes.

À croire qu’ils ont appris à faire du cheval avant de marcher.
Les archers visent des cibles à terre. Lorsqu’elles sont atteintes, les ramasseurs de flèches entament un chant en levant les bras.
Les combats de lutteurs sont quelquefois inéquitables, les poids légers peuvent rivaliser avec des poids lourds. Ils sont beaux ces athlètes vêtus d’une culotte découpée sur les cuisses, d’un boléro bleu ou rouge, de solides bottes de cuir à bout relevé et d’une calotte à pans rabattables en velours. 
Nous prenons des pistes pour rejoindre Bulgan dans le nord. Il pleut et les pistes sont détrempées. Nous dépannons 2 véhicules avec notre treuil.

Jamais 2 sans 3, en descendant une piste de montagne, nous glissons sur la glaise plongeant une roue dans une ravine. Nous n’avions pas encore testé les pistes “patinoire” maintenant, c’est fait. Grosse frayeur car même à l’arrêt le véhicule continuait de glisser vers une piste abrupte, blocages et 1ere courte nous tentons de redresser doucement sans freiner mais la pente a eu raison du véhicule qui s’est couché sur le côté… Après quelques heures et de l’huile de coude nous réussissons à le mettre en travers et lui permettre de franchir à coups de pelle et plaques les fossés permettant de rejoindre les champs. (photo 12 et 12.1)
Nous finissons notre séjour Mongol en visitant le monastère d’Amarbayasgalant avec ses temples bouddhiques. (photo 12.2)
2 heures à la douane de Kyakhta, nous revoilà en Russie. 
Ulan-Ude, Irkutsk, nous sommes sur le chemin de retour.

On longe de nouveau le lac baikal quand soudain bling, blang, bong la boite de vitesse joue de la batterie, le levier de vitesse se bloque mais nous offre une chance de continuer en acceptant la 3éme vitesse en guise de salut. Nous arrivons péniblement jusqu’au garage Toyota d’Irkoustk qui après une réflexion de la part des dirigeants acceptent finalement que l’on entre dans cet immense salle gorgée de ponts aux rutilantes berlines et 4X4 perchées comme pour affirmer la suprématie de la marque en Russie. Démontage des deux boites de vitesse de notre 4X4 meurtri. Le verdict est sans appel ; pas possible de réparer il faudra rapatrier la voiture à Paris ! Comment faire, nous sommes à 10000 kms de Paris… Après moultes négociations qui auront duré 5 jours, Mondial Assistance accepte de nous rapatrier en France dans le garage de notre choix. Nous restons 10 jours à Irkoutsk pour réussir le challenge de faire partir la voiture sans nous… La panne est une rencontre, nous avons cette chance de rencontrer Ivan parlant bien le Français qui va nous faciliter les démarches avec les douanes, nous mettre en relation avec Olga la traductrice qui nous facilitera les échanges avec les notaires chargés d’acter nos démarches administratives. 3 semaines plus tard la voiture arrive enfin à bon port à Lyon au garage Couteau qui se chargera de la réparation.

La Mongolie, un pays à parcourir avec un vrai 4X4 sur la partie sud l’Altai et le Gobi. Nous avons subi des journées entières des pistes en devers, de la tôle ondulée, des pistes avec des ravines énormes, des cuvettes où l’arrière touchait à chaque passage, des rivières à franchir, des culs de sacs en montagne au bout de 50 kms d’exploration…

Un pays, un peuple à découvrir avant que la mondialisation transforme les fils du vent nomades des grandes steppes en sédentaires entassés dans les grandes villes…

LA PANNE

« Pourquoi êtes vous allez si loin ? »

17000 kms depuis Paris avant que la boîte de vitesse et la boîte de transfert ne rendent l’âme… Des fuites étaient apparues sur l’une des boîtes nécessitant un changement de joint de sortie de boîte à Oulan Bator. Notre boucle de plus de 5000 kms en Mongolie avec un contrôle des niveaux régulier s’est pourtant bien passé mais lors de la remontée des pistes vers le Nord les gros problèmes ont débuté nécessitant une vigilance plus assidue chaque soir… Après la frontière Mongole nous n’avons pas réussi à dépasser Irkoutsk en Russie et avons échoué dans le garage Toyota de la ville. 5 jours de négociation avec Mondial Assistance qui ne voulait par rapatrier la voiture prétextant que nous étions trop loin et que la valeur résiduelle (argus) était égale à Zéro euros.  Pourtant notre assureur nous couvrait pour la Russie sur la base d’un montant de valeur réelle de véhicule proche des 30000 euros. Dés le premier appel un opérateur nous lance « Mais pourquoi êtes vous allez si loin ? » alors que notre carte verte couvre la Russie, votre véhicule est trop vieux vous devez l’abandonné sur place on vous envoie le formulaire pour cela… grrr !!! Un véhicule préparé pendant 2 ans avec un maximum d’aménagement et de modifications pour garantir une autonomie de distance de 1500 km, un couchage de qualité, des réserves d’eau et de gasoil intégrés. Nous appelions régulièrement l’assistance mais notre dossier traînait, c’est si facile à 10000 kms de là de ne pas tenir ses engagements vis à vis de clients confiants du contrat passé… Après 5 jours d’angoisse et de bagarres au téléphone, mails, sms et seulement grâce à l’intervention d’un ami journaliste très doué Mondial Assistance finira par ccepté de rapatrier le véhicule.

Nous avons passé de longues journées avec un Russe parlant le Français Ivan et une traductrice  Olga  pour réussir cet exploit de permettre à la voiture de sortir de Russie sans son chauffeur. Chaque jour nous allions au garage Toyota qui nous aidait dans nos démarches, j’ai rarement vu une telle qualité de service, personnels disponibles toujours prêts à nous aider… Il était impossible de trouver des boîtes en échange standard pour ce genre de véhicule à Irkoutsk, la voiture devait rentrer seule sur un camion en France.

Chaque jour nous devions aller dans des bureaux de douane différents, obtenir des rendez vous chez des notaires pour certifier tous les documents, réaliser des dérogations et délégations de transport directement avec le chauffeur qui passerait la frontière avec notre véhicule. Les douanes russes ne reconnaissent pas l’accord entre la société Mondial Assistance, les transporteurs russes, l’agence locale, le garage Toyota. Près de 20 jours à vivre dans Irkoutsk et côtoyer la population et apprécier ce peuple au fil des échanges quotidiens, une découverte de jeunes russes, de deux êtres dévoués à trouver une solution pour nous aider dans nos démarches. Sans eux Mondial Assistance n’aurait jamais réussi à réaliser les papiers administratifs nécessaires pour garantir une sortie de la Russie pour notre véhicule.

Nous sommes finalement rentrés en avion et le Toyota  est arrivé mi septembre à Saint Etienne au garage Couteau  qui en grand professionnel a remis rapidement en état le Toyota pour qu’il puisse repartir vers de nouvelles aventures.

La Russie un pays où nous retournerons un jour peut être pour finir ce voyage inachevé…

VOYAGE EN RUSSIE et MONGOLIE – 3 mois d’aventures aux pays de Michel Strogoff et de Gengis Kahn…

Bonjour/Zdravstvouïtié

Après avoir visité Saint-Peterbourg et Moscou avec ses cathédrales aux toits dorés, ses longues façades baroques et néoclassiques des palais, ses canaux, ses jardins où les allées sont parées de statues et de fontaines, le musée de l’ermitage (splendide), la place rouge, les stations de métro moscovites décorées de mosaïque, de sculptures en bronze aux couloirs en marbre ainsi que le goum (centre commercial luxueux) ; la neige stalinienne tombe à Moscou. En fait, c’est le pollen des nombreux arbres de la ville. Les jeunes filles moscovites sont très jolies. Elles créent la mode : des robes longues aux mini-shorts, des rayures aux motifs fleuris, des couleurs vives aux couleurs pâles, des ballerines/sandales aux talons très hauts La vie est chère (20 à 30 % de plus qu’en France), le pouvoir d’achat d’une grande majorité de russes n’est pas élevé. Seul le prix de l’essence est avantageux : 70 centimes d’euro le litre de diesel à payer avant de se servir. Nous constatons qu’une des boites de vitesse de la voiture fuit depuis plusieurs jours nous obligeant à surveiller le niveau régulièrement, tout sera réparé dans un garage d’Oulan Bator grâce à la livraison express d’une pièce envoyée par notre partenaire Euro4X4parts.com.

Deux équipages partent prétextant que la route et les visites les fatiguent. Nous mettrons plusieurs jours à accepter cette situation sachant qu’à Perm une équipe sur place nous attend pour réaliser une action solidaire, de leurs côtés tout se préparait pour accueillir quatre véhicules ; tant pis malgré la grande déception nous assurerons à deux équipages cette rencontre avec le personnel hospitalier et les enfants.

A travers le pays le contact avec les russes est très différent de ce que nous connaissons. Certains russes ne font aucun effort pour nous comprendre. C’est surprenant. D’autres semblent désolés de ne pas nous renseigner en français ou en anglais. L’anglais nous sert peu. Rien de mieux que le langage des signes. Sur la route, les russes sont dangereux : aucun respect de la sécurité routière. Nous croisons des Lada 21.07, des Uaz, des camions par dizaine, des Kamaz, des voitures de luxe sans oublier les Hummer. Les routes sont rectilignes mais souvent en mauvais état. Beaucoup de policiers, peu de contrôles. Les zones traversées sont marécageuses, ce qui explique les moustiques à profusion. Nous avons visité Kazan avec sa Mosquée et ses cathédrales.

Les routes défoncées commencent à solliciter nos véhicules, les révisions du soir sont nécessaires, niveaux, nettoyages, petites réparations rtyhment les bivouacs.

Nous avons réalisé notre premier objectif humanitaire à Perm : un hôpital pour enfants tuberculeux. L’hôpital est vétuste mais propre. Le personnel est attentionné aux enfants. Les chambres possèdent 4 lits. Nos dons sont les bienvenus. Ils semblent manquer de matériel mais n’osent pas le dire. C’est un premier contact.

Les kilomètres s’enchaînent 7000 km à avaler en 2 semaines. Nous privilégions les parkings de camions gardés aux bivouacs avec invasion de moustiques. La voiture est poussiéreuse. Nous aussi. Sur la route, des russes nous saluent gentiment. Nous avons des marques de sympathie. Nous sommes même photographiés.

Nous goutons les spécialités russes, c’est quelquefois “intéressant ” : soupe froide de pommes fermentées avec morceaux de saucisses, concombres, pommes de terre et aneth. Le borchtch (soupe chaude à la betterave) est excellent. Les raviolis à la viande sont acceptables, les beignets fourrés à la viande un peu gras. Nous devons payer le pain qui accompagne nos plats, quelquefois il est rassis. Cela fait partie du folklore. Nous tombons sur des serveuses peu aimables qui nous parlent russes avec impatience, d’autres sont charmantes et rigolent avec nous. Nous cuisinons “français ” avec notre réchaud. Nous continuons la route. Les routes sont parfois très abîmées. Les stations services possèdent souvent des guichets sécurisés avec grille. Nous devons payer à l’avance sinon pas d’essence. Le paysage est verdoyant, toujours marécageux avec des forêts de sapins et de bouleaux. . Nous avons traversé Jekaterinburg, Omsk, Novosibirsk (villes industrielles peu attrayantes). Nous sommes à Krasnojarsk. Quelques pannes soudures de réservoir auxiliaires cassées sur l’Iveco, fuite en sortie de boite de transfert seront résolus en arrivant en Mongolie dans Oulan Bator.

Nous avons visité Irkutsk , contrée où Michel Strogoff prit vie. Jules Verne nous a fait rêvé avec ce roman, nous le vivons aujourd’hui. Ville moderne envahie de panneaux publicitaires avec un marché de produits chinois côtoyant des magasins de luxe. Par ailleurs, de jolis bâtisses aux différents styles, de belles églises. Ville culturelle également : musées, théâtre, cinéma et même un cirque.

Nous reprenons la route. Quelquefois, des vaches broutent sur les bords de la route transibérienne. Une chèvre traverse sans se soucier du passage incessant des véhicules. Nous voyons malheureusement quelques chiens écrasés. Les russes doublent à droite, doublent dans les virages sans visibilité. Souvent, un véhicule se trouve face à nous dans notre file. Aussi beaucoup d’accidents. Il faut redoubler de vigilance.

Nous avons longé au sud, le lac Baïkal. La sérénité qui s’en dégage en fait un endroit unique. La route est vallonnée : les montagnes russes. 8% à 10 % de montées ou de descentes sur 2 km plusieurs fois. Des forêts de sapins à perte de vue. Un bref passage à Ulan Ude puis direction la douane. 2h30 le passage en douane russe et Mongole.

Arrivée en Mongolie, la nature s’offre à nous. Nous ne reconnaissons pas le paysage, nous sommes dans le nord de la Mongolie. La terre est sablonneuse et pourtant l’herbe pousse. Quelques arbres s’élèvent dans ces dunes à perte de vue. Notre premier bivouac mongol est agrémenté par de petits écureuils noirs qui se cachent dès qu’on les approche. Des petits chiens de prairie traversent la route. Au loin, nous apercevons les premières yourtes avec des troupeaux de chèvres. De jeunes cavaliers s’entraînent pour le Naadam. Des yacks broutent au bord de la route. Nous nous dirigeons vers Oulan Baator et déjà nos yeux se brident.

A Oulan Bator, Les jeunes filles utilisent des parapluies en guise d’ombrelles. Il faut dire qu’il fait 35 degrés. Ville du 4X4 par excellence, on les comprend, les routes sont abîmées. Je n’ai jamais croisé autant de Hummer de ma vie. La capitale possède une allure très soviétique, les bâtiments comportent parfois des colonnades, construits en carré autour d’une cour aménagée.

Après avoir visité la ville et ses musées, nous visitons la statue géante de Genghis Khan près de Nalaïkh. Il s’agit d’un monument argenté haut de 40 mètres. On ne peut pas le manquer. Nous retrouvons aussi d’autres voyageurs du cœur avec qui nous prolongeons nos visas.

Nous avons eu l’honneur de rencontrer le vice-ministre de la santé, qui sortait d’une réunion avec le premier ministre pour lui parler de nos actions envers les handicapés de Mongolie avec l’association « Creative pour femmes ».

Nous avons visité le premier monastère bouddhique de Mongolie à Karakorum. À son apogée, 1000 moines vivaient entre ses murs. Nous traversons des steppes aux vertes vallées, des forêts de pinèdes, nous longeons des chaînes montagneuses aux roches volcaniques.

Nous petit-déjeunons souvent en compagnie des chevaux, des yacks, des chèvres et des moutons. Les chiens de prairie rentrent dans leur terrier dès que nous les approchons, pendant que des rapaces volent au dessus de nos têtes.

Les pistes sont de plus en plus difficiles avec des dévers, des roches sur les chemins, des bourbiers ce qui confirme la grande dureté des pistes mongoles annocées avant notre départ. Nous avons retrouvé au bout de 2h30 de recherche dans la steppe nos amis motards réunionnais avec qui nous réalisons un projet de donner les motos achetées par Voyageurs du Coeur à la fin de leur périple à des familles défavorisées. Ambiance chaleureuse assurée sous une pluie de grêle. Le temps change très vite en Mongolie.

Après un bain dans les sources chaudes, nous nous dirigeons vers Tsetselerg. Beaucoup de mouches mais pas de mouches TséTsé…

Les toits jaunes, verts, bleus, rouges des maisons des villages égayent les vertes vallées. Au loin, nous apercevons des dizaines de points blancs et noirs au flanc des montagnes, ce sont des troupeaux de chèvres et de moutons.

Après Tsetselerg, nous nous arrêtons près de la formation rocheuse de Taïkhar Chuluu. Une légende raconte qu’un grand baatar aurait anéanti un énorme serpent avec cette gigantesque pierre. La modernité fait son apparition dans les steppes, les troupeaux sont quelquefois rassemblés par des motards. Les antennes satellite et les panneaux solaires ornent les yourtes.

Nous reprenons les routes/pistes “Orangina, secouez-moi, secouez-moi” à cause des cailloux, des roches, des ravines… Le linge étendu à l’arrière de la voiture, fait des soleils. Nous roulons à 20 -30 km/h. Nous avons appris à vivre avec la poussière, la boue et les inondations. Les Hommes et la mécanique souffrent. Heureusement, la gentillesse des nomades, les paysages somptueux, la faune et la flore nous émerveillent. L’odeur du thym sauvage dans les prairies réveille nos sens perdus.

À Tosontsengel ; les maisons en bois, les allées poussiéreuses et les cavaliers donnent à cette ville un air de Far-west. Uliastay est entourée de rivières, la vallée est luxuriante. On en profite pour faire nos lessives.

Surprise, en faisant nos courses en ville : nous retrouvons nos amis Voyageurs du Cœur avec deux jours d’avance. Grande retrouvaille. Quel bonheur ! En nous dirigeant à trois véhicules vers Altay, la piste devient sablonneuse. Nous croisons un troupeau de chameaux. Jolie rencontre, au détour d’un chemin. En se dirigeant ver Biger, nous bivouaquons à 3000 mètres d’altitude, il fait très froid, la doudoune est obligatoire.

Le lendemain, nous traversons un canyon, il fait 40 degrés. Nous roulons dans le lit d’un torrent sur 10 kilomètres avec de réels franchissements, un 4X4 est indispensable. Il faudra plus de 2 heures à la sortie pour faire 6 kilomètres et rejoindre une piste.

Nous sommes dans le désert de Gobi, désert de cailloux, désert de sable. À Bayan-Ondor, nous réalisons un objectif. Nous faisons dessiner les enfants du village et leur offrons des feutres, crayons de couleurs, ballons, survêtements. Ils nous ravissent en réalisant un spectacle de danse, c’est fantastique. Un chanteur nous interprète un chant diphonique, une jeune fille réalise des acrobaties. C’est fabuleux. Moment magique parmi les villageois.

Nous traversons Gurvantes. Nous reprenons la piste après avoir planté un drapeau pour notre partenaire Euro4X4parts.com dans une dune de sable. Nous lui devons bien cela sans lui plusieurs véhicules n’auraient pas été prêts et nous avons la chance d’avoir leur support de deux pannes importantes en recevant les pièces gratuitement depuis la France. Chapeau à eux pour leur soutien…

Nous arrivons à Dalanzadag capitale du Gobi. Trois jours à réparer les véhicules et panser les plaies du Gobi. La traversée a été difficile avec un des véhicules qui s’arrêtait tous les 20 kilomètres (problème de pompe), problème de chauffe moteur, radiateur perçé en plein désert (réparation avec soudure à froid et produit stop fuite), silents blocs amortisseurs fondus du à la tôle ondulée difficile à supporter…

Le périple continue, nous remontons vers la capitale. En chemin, nous assistons à plusieurs Naadam (course de chevaux, lutte, tir à l’arc). La course de chevaux s’étend sur 24 km, les cavaliers (des enfants) arrivent épuisés, les chevaux, en sueur. Il faut du courage pour finir la course. Deux chevaux traversent la ligne d’arrivée, seuls. Certains enfants montent à cru, en guise de bottes portent des chaussettes, sans bombe sur la tête. Heureusement les chutes sont peu fréquentes. La course est encadrée par des 4X4. Les enfants sont quelquefois très jeunes. À croire qu’ils ont appris à faire du cheval avant de marcher.

Les archers visent des cibles à terre. Lorsqu’elles sont atteintes, les ramasseurs de flèches entament un chant en levant les bras. Les combats de lutteurs sont quelquefois inéquitables, les poids légers peuvent rivaliser avec des poids lourds. Ils sont beaux ces athlètes vêtus d’une culotte découpée sur les cuisses, d’un boléro bleu ou rouge, de solides bottes de cuir à bout relevé et d’une calotte à pans rabattables en velours.

Nous prenons des pistes pour rejoindre Bulgan dans le nord. Il pleut et les pistes sont détrempées. Nous dépannons 2 véhicules avec notre treuil.  Jamais 2 sans 3, en descendant une piste de montagne, nous glissons sur la glaise plongeant une roue dans une ravine. Nous n’avions pas encore testé les pistes “patinoire” maintenant, c’est fait. Grosse frayeur car même à l’arrêt le véhicule glissait vers une piste abrubte, blocages mis en 1ere courte nous tentons de redresser doucement sans freiner mais la pente a eu raison du véhicule qui se couche sur le côté… Après quelques heures et d’huile de coude nous réussissons à le mettre en travers et lui permettre de franchir à coups de pelle et plaques les fossés permettant de rejoindre les champs. Une journée à rechercher une sortie pour s’échapepr de cette vallée.

Nous finissons le séjour mongol en visitant le monastère d’Amarbayasgalant avec ses temples bouddhiques. Nous avons de plus en plus de problèmes avec la boite de vitesse et la boite de transfert mais pas le choix nous reprenons la route du Nord… On croise les doigts.

2 heures à la douane de Kyakhta, nous revoilà en Russie.

Ulan-Ude, Irkutsk, nous sommes sur le chemin de retour.

On longe le lac baikal quand soudain bling, blang, bong la boite de vitesse joue de la batterie, le levier de vitesse se bloque mais nous offre une chance de continuer en acceptant la 3éme vitesse en guise de salut. Nous arrivons péniblement jusqu’au garage Toyota d’Irkoustk qui après une réflexion de la part des dirigeants acceptent finalement que l’on entre dans cet immense salle gorgée de ponts aux rutilantes berlines 4X4 perchées comme pour affirmer la suprématie de la marque en Russie. Démontage des deux boites de vitesse de notre 4X4 meurtri, le verdict est sans appel ; pas possible de réparer il faudra rappatrier la voiture à Paris mais comment faire, nous sommes à 10000 kms de Paris…

Après moultes négociations qui auront duré 5 jours, Mondial Assistance accepte de nous rappatrier en France dans le garage de notre choix. Nous restons 10 jours à Irkoutsk pour réussir le challenge de réussir à faire partir la voiture sans nous… La panne est une rencontre, nous avons cette chance de rencontrer Ivan parlant bien le français qui va nous faciliter les démarches avec les douanes, nous mettre en relation avec Olga la traductrice qui nous facilitera aux notaires chargés d’acter nos démarches administratives. 3 semaines plus tard la voiture arrive à bon port à Lyon au garage Couteau spécialiste de ce modèle de voiture.

La Mongolie, un pays à parcourir avec un vrai 4X4 sur la partie sud l’Altai et le Gobi. Nous avons subi des journées entières des pistes en devers, de la tôle ondulée, des pistes avec des ravines énormes, des cuvettes à franchir ou l’arrière touchait à chaque passage, des rivières à franchir, des culs de sacs en montagne au bout de 50 kms d’exploration… Un pays, un peuple à découvrir avant que la mondialisation transforme les fils du vent nomades aux grandes steppes en sédentaires entassés dans les grandes villes…

Article sur 4X4pasion 

 

Remontée vers le Nord de la Mongolie…

 

IMG_2151

3 âmes se sont envolées et le périple continue.
Nous remontons vers la capitale. En chemin, nous assistons à plusieurs Naadam (course de chevaux, lutte, tir à l’arc).
La course de chevaux s’étend sur 24 km, les cavaliers (des enfants) arrivent épuisés, les chevaux, en sueur. Il en faut du courage pour finir la course. Deux chevaux traversent la ligne d’arrivée, seuls. Certains enfants montent à cru, en guise de bottes portent des chaussettes, sans bombe sur la tête. Heureusement les chutes sont peu fréquentes. La course est encadrée par des 4X4. Les enfants sont quelquefois très jeunes. À croire qu’ils ont appris à faire du cheval avant de marcher.
Les archers visent des cibles à terre. Lorsqu’elles sont atteintes, les ramasseurs de flèches entament un chant en levant les bras.
Les combats de lutteurs sont quelquefois inéquitables, les poids légers peuvent rivaliser avec des poids lourds. Ils sont beaux ces athlètes vêtus d’une culotte découpée sur les cuisses, d’un boléro bleu ou rouge, de solides bottes de cuir à bout relevé et d’une calotte à pans rabattables en velours.
À Oulan Bator, nous déposons le jeune Arthur qui prend l’avion pour rentrer en France.
Nous prenons des pistes pour rejoindre Bulgan. Il pleut et les pistes sont détrempées. Nous dépannons 2 véhicules avec notre treuil. Jamais 2 sans 3.
En descendant une piste de montagne, nous glissons sur la glaise et hop, une roue dans une ravine. Nous n’avions pas encore testé les pistes “patinoire” maintenant, c’est fait.
Nous finissons le séjour mongol en visitant le monastère d’Amarbayasgalant avec ses temples bouddhiques.
2 heures à la douane de Kyakhta, nous revoilà en Russie.
Ulan-Ude, Irkutsk, nous sommes sur le chemin de retour.

Traversée du désert de Gobi…

 

feu gobi
Les toits jaunes, verts, bleus, rouges des maisons des villages égayent les vertes vallées. Au loin, nous apercevons des dizaines de points blancs et noirs au flanc des montagnes, ce sont des troupeaux de chèvres et de moutons.
Après Tsetselerg, nous nous arrêtons près de la formation rocheuse de Taïkhar Chuluu. Une légende raconte qu’un grand baatar (avec 2 a SVP, ce qui signifie : héros) aurait anéanti un énorme serpent avec cette gigantesque pierre.
La modernité fait son apparition dans les steppes, les troupeaux sont quelquefois rassemblés par des motards. Les antennes satellite et les panneaux solaires ornent les yourtes.
Nous reprenons les routes/pistes “Orangina, secouez-moi, secouez-moi” à cause des cailloux, des roches, des ravines… Mon linge étendu à l’arrière de la voiture, fait des soleils. Nous roulons à 20 -30 km/h. Nous avons appris à vivre avec la poussière, la boue et les inondations. Les Hommes et la mécanique souffrent.
Heureusement, la gentillesse des nomades, les paysages somptueux, la faune et la flore nous émerveillent. L’odeur du thym sauvage dans les prairies réveillent nos sens perdus.
À Tosontsengel, les maisons en bois, les allées poussiéreuses et les cavaliers donnent à cette ville un air de Far-west.
Uliastay est entourée de rivières, la vallée est luxuriante. On en profite pour faire nos lessives.
Surprise, en faisant nos courses en ville : nous retrouvons nos amis Isabelle et Didier avec deux jours d’avance. Grande retrouvaille. Quel bonheur !
En nous dirigeant vers Altay, la piste devient sablonneuse. Nous croisons un troupeau de chameaux. Joli rencontre, au détour d’un chemin.
En se dirigeant ver Biger, nous bivouaquons à 2825 m d’altitude, il fait très froid, la doudoune est obligatoire.
Le lendemain, nous traversons un canyon, il fait 40 degrés. Nous roulons dans le lit d’un torrent, un 4X4 est indispensable.
Nous sommes dans le désert de Gobi, désert de cailloux, désert de sable.

bayan ondor mongolie
À Bayan-Ondor, nous réalisons un objectif. Nous faisons dessiner les enfants du village et leur offrons des feutres, crayons de couleurs, ballons, survêtements. Ils nous ravissent en réalisant un spectacle de danse, c’est fantastique. Un chanteur nous interprète un chant diphonique, une jeune fille réalise des acrobaties. C’est fabuleux. Moment magique parmi les villageois.
Nous traversons Gurvantes.

 

 

drapeau
Nous reprenons la piste après avoir planté un drapeau dans une dune de sable.
Nous sommes actuellement à Dalanzadag
Véronique rieu

De la capitale à la steppe…

 

statue chinggis kahnA Oulan Bator, Les jeunes filles utilisent des parapluies en guise d’ombrelles. Il faut dire qu’il fait 35 degrés.
Ville du 4X4 par excellence, on les comprend, les routes sont abîmées. Je n’ai jamais croisé autant de Hummer de ma vie. La capitale possède une allure très soviétique, les bâtiments comportent parfois des colonnades, construits en carré autour d’une cour aménagée.
Après avoir visité la ville et ses musées, nous visitons la statue géante de Genghis Khan près de Nalaïkh. Il s’agit d’un monument argenté haut de 40 mètres. On ne peut pas le manquer LOL.
Nous revenons à Oulan Bator pour récupérer Arthur qui est venu en avion, le veinard. Nous retrouvons aussi d’autres voyageurs du cœur avec qui nous prolongeons nos visas.
Nous avons eu l’honneur de rencontrer le vice-ministre de la santé, qui sortait d’une réunion avec le premier ministre. Merci Laurent, pour ton ” perfect english language” sans toi, ouille, ouille, ouille.
Nous avons visité le premier monastère bouddhique de Mongolie à Karakorum. À son apogée, 1000 moines vivaient entre ses murs.
Nous traversons des steppes aux vertes vallées, des forêts de pinèdes, nous longeons des chaînes montagneuses aux roches volcaniques.
Nous petit-déjeunons souvent en compagnie des chevaux, des yacks, des chèvres et des moutons. Les chiens de prairie rentrent dans leur terrier dès que nous les approchons, pendant que des rapaces volent au dessus de nos têtes.
Les pistes sont de plus en plus difficiles avec des dévers, des roches sur les chemins, des bourbiers mais les garçons adorent.
Nous avons retrouvé nos amis motards réunionnais avec qui nous réalisons un projet de donner les motos à la fin de leur périple à des familles défavorisées. Ambiance chaleureuse assurée sous une pluie de grêle. Le temps change très vite en Mongolie.
Après un bain dans les sources chaudes, nous sommes actuellement à Tsetselerg. Beaucoup de mouches mais pas de mouches Tsétsé LOL
Bises à tous
Véronique pour VDC

Voyages solidaires en MONGOLIE avec notre agence locale sur place…

 

Cette idée est née de la conjonction de notre passion pour les voyages et de notre expérience des projets humanitaires réalisés depuis plusieurs années avec Voyageurs du Cœur.

Nous organisons avec une agence locale de tourisme VISITEZ LA MONGOLIE, des voyages solidaires dans le cadre du tourisme équitable basés sur un coût raisonnable pour les participants tout en préservant l’équilibre local par une prestation adaptée au groupe. Le respect de l’espace et de ses occupants.

Ne pas arriver en conquérant, ni même organiser des folklores pour touristes en mal de souvenirs photographiques mais plutôt des échanges chaleureux.

Voyager en petits groupes (9 personnes) ou plus, se comporter humblement auprès des femmes et de ces hommes qui nous accueillent, veiller à ne pas les déstabiliser en leur imposant notre vision du Monde. Chercher à comprendre les réalités locales, faciliter l’échange en le rendant efficace dans la durée.

Faire profiter le plus équitablement possible de la rencontre entre nos deux mondes, à commencer par les retombées touristiques, véritable vecteur de développement durable, en privilégiant toujours les intérêts locaux en minimisant l’impact de notre passage.

A partir de nos convictions nous devons être les ambassadeurs d’une sensibilisation et mobilisation d’une nouvelle race de voyageurs responsables…

Pour plus d’informations sur les voyages solidaires n’hésitez pas à adresser une demande d’information pour vous mettre en relation avec notre agence locale en Mongolie.

La Mongolie est une destination extraordinaire, des paysages à couper le souffle, une nature omniprésente, un territoire immense couvert de steppes. Le peuple nomade que vous aurez la chance de rencontrer est chaleureux et accueillant. Les coutumes et les traditions dans cette partie du monde sont uniques et très fortes.

Pour l’ensemble de nos formules, vous serez accompagnés par un ou plusieurs chauffeurs expérimentés et un guide mongol parlant bien le français.

Vous serez pris en charge dés l’aéroport à Ulan Bator par un guide parlant français qui sera votre interlocuteur pour l’ensemble du séjour.

Vous passerez les nuits en Yourte chaque soir chez des familles nomades ou exceptionnellement sous tente suivant les conditions de pistes…
Chaque jour vous pourrez réaliser des ballades pédestre et équestre, tous les repas seront compris pendant les 10 jours de randonnée dans la steppe (restaurants, cantines dans villages ou avec familles nomades).

A travers cette aventure vous découvrirez l’artisanat local, des coutumes autour de la yourte, des visites de temples et de sites historiques.
Vous bénéficierez d’un accompagnement de qualité grâce à un guide expérimenté parlant français.

Une action solidaire pourra être réalisée sur place par vos soins auprès d’une famille de nomade avec l’aide des réceptifs et la coordination du guide.

Expédition MONGOLIE au CŒUR 2013 – Entre ciel et steppe

Départ le 1er juin 2013 depuis Paris pour rejoindre Ulan Baator…

Une aventure humaine ponctuée d’actions solidaires, des voitures, deux camions, une moto serviront de moyens de locomotion à cette aventure pour emmener à travers les pays sur 25000 kms des hommes et des femmes épris de voyages et de découvertes d’autres peuples.

Berlin, Vilnius, Riga, Tallinn, Saint petersbourg, Moscou, Moscou, Nijni-Novgorod, KAzan, Perm, Yekaterinburg, Tyumen, Omsk, Novossibirsk, Tomsk, Krasnoyarsk, Kansk, Irkoutsk, Ulan Ude et Ulan Baator serviront de jalons à ce parcours magique pour ceux qui aiment l’évasion…

Une fois dans la capitale et les objectifs validés avec l’organisation locale (formation informatique pour les handicapés, aide aux dispensaires, aide aux familles nomades…) nous projetterons ces actions sur la durée du séjour…

Nous retrouvons le groupe MOTOLAND de 12 reporters qui arrive de la réunion pour parcourir la steppe à deux sur des motos chinoises que nous aurons acheté pour l’occasion. Ces motos seront cédées gratuitement aux familles nomades à la fin de leur séjour.

Départ vers l’ouest du pays pour parcourir la steppe quelques jours avec les motards reporters. Nous filerons vers Altai et ses pics à 4500 mètres, la zone désertique de 700 kms dans le sud du pays puis le désert de Gobi et retour sur Ulan Baator.

Nous pourrons retrouver l’organisation locale et réaliser un bilan des actions solidaires puis départ vers le Nord et le Lac Khövsgöl pour tenter de voir les Tsaatan peuple vivant dans les tippies, nous partirons à pied à travers la Taiga pour les approcher.

Il sera temps de rentrer en se dirigeant vers la frontière ouest pour parcourir de nouveau 900 kms en Russie puis traversée du Kazakhstan avant de rejoindre l’Ukraine par la Russie pour un retour le 31 aout 2013.

Aidez nous à réaliser cette aventure en nous aidant financièrement pour les actions solidaires.


Notre partenaire Euro4X4parts.com qui nous apportera son soutien logistique tout au long de ce voyage en se tenant prêt à nous envoyer des pièces mécaniques.

Retour de Mongolie… Nostalgie quand tu nous tiens…

Vol depuis Paris CDG avec escale à Moscou pour rejoindre la capitale mongole.

Arrivée à UB

Arrivée le 1er jour à Oulan Bator, l’accueil de baasanjav et de Khagii nous plonge tout de suite dans ce qui sera un séjour vraiment passionnant et chaleureux.

Nous prenons possession de nos appartements dans la capitale. Un peu de repos cela fait du bien après un vol depuis Paris qui aura duré une douzaine d’heures.

Nous nous rendons en ville pour faire du change 1 euros = 1725 Tugrik.
Baasanjav nous organise une réunion pour définir les objectifs solidaires, programme des 10 jours de 4X4 dans la steppe…
Nous fixons trois objectifs:

– aide d’un dispensaire (visite et achat de matériels)
– organisation d’une formation informatique pour jeunes handicapés
– aide d’une famille dans la steppe que connait baasanjav

Nous en profitons pour réfléchir à notre grand voyage de 2012 avec des tas de projets: formation pour le personnel du dispensaire, apport de jouets et livres pour enfants, cinéma ambulant dans les villages de la steppe, rapporter des objets d’artisanat à vendre en France, projet artistique pour apprendre des danses et chants aux enfants…

Visite de la ville, nous sommes surpris de voir autant de 4X4 de luxe (beaucoup de toyota on sent que l’empire du soleil levant sévit sur ce pays)

Nous comprenons que la démocratie devait permettre une meilleure répartition des richesses, ce n’est visiblement pas le chemin emprunté…

Nous nous rendons sur un marché en taxi local où l’on trouve de tout et où l’ambiance s’apparente à une grande fourmillière. Achat sur le compte de VDC de 6 matelas et chaises de camping que nous laisserons à Baasanjav et son association après notre séjour pour 14800 Tugrik.

Nous achetons tout ce qu’il faut en provision pour partir 10 jours en expédition.

La sortie du marché est sportive, les mongols au volant adorent klaxonnés mais n’ont pas l’agressivité que l’on rencontre dans nos villes.

Nous remarquons qu’ils crachent souvent par terre et se mouchent avec les doigts…

Embouteillage monstre pour rentrer mais nous finirons la soirée dans un pub resto où nous dégustons des plats originaux à base de boulette de viande, chou, riz et une sorte de blé avec un fond de pommes de terre aplati, retour en taxi en appartement.

Objectif dispensaire

Départ tous ensemble pour le dispensaire. Superbe rencontre, explication du fonctionnement du dispensaire, 5000 habitants sont obligés de passer par ce dispensaire avant de se rendre à l’hopital, prélèvement de 2% sur leur salaire pour assurer les frais de fonctionnement de l’équipe médicale.

Après un bon moment à passer avec eux et sur les conseils de Baasanjav nous proposons de laisser de l’argent à l’équipe pour financer l’achat de matériels.

Véronique et gildas servent de cobayes à l’équipe pour tester un vieil appareil russe qui permet soi disant de guérir les mals de gorges et une prise de tension.

Nous sommes invités par Baasanjav et Khagii dans un très bon resto chinois (la revanche interviendra en fin de séjour) miam miam…

L’après midi est consacrée au shopping, grand magasin de 6 étages ressemblant à nos Galeries Lafayette. Pour rentrer nous prenons le Trolley Bus.

Apéritif et repas dans notre appartement avec nos amis, Wendy nous fait un bon plat de spaghetti avec sauce tomate.

Le naadam

Départ en voiture avec notre chauffeur pour le grand stade.

Épreuve d’osselets qui consiste à envoyer pour chaque tireur un os carré dans une caisse en bois placée à 5 mètres avec deux os dedans à dégommer.

On entre porte 10 à 11h dans le stade c’est la panique rapidement, plus de billets vendus au black que de places cela devient très chaud et nous sommes souvent obligés d’être vigilants tout en regardant le spectacle offert magnifique.

Une horde de chevaux arrive sur nous menée par Genggis Kahn impressionnant… les défilés sont somptueux. Ces fêtes du Naadam nous ravissent au delà de nos espérances.

Petite pluie qui se transforme en grosse averse, on est quand même à 1400 mètres le temps peut changer rapidement.

On trouve une table dans un des stands pour manger des beignets de viande boullie, carottes, choux, brochettes, thé au lait de yach salé… humm !!!

Retour dans le stade pour voir les lutteurs, leur combat peut durer longtemps, petits et grands ensemble, gros orage et retour à l’appartement tous trempés!!!

—–

Départ pour la steppe

Départ pour la course de chevaux qui se passe en dehors de UB la capitale.
rebelote et dix de der EMBOUTEILLAGE cela nous rappelle nos contrées.

Kathleen est malade, elle reste dans la voiture, premiers effets d’une nourriture différente.

Dans une yourte qui fait la cuisine pour vendre je demande si je peux prendre des photos et là on se précipite pour que je ne dégaine pas l’appareil, je comprends en observant que l’huile qui semble sortir d’une vidange de toyota (sue les Land rover on la perd elle n’a pas le temps de noircir) sert à faire frire les beignets qu’on mange à chaque repas…

On assiste à la course des petits cavaliers, dans les tribunes de nouveau des bousculades, certains mongols prennent un mauvais plaisir à pousser les autres :=(

Ca y est on part direction l’ouest avec nos deux 4X4 pour parcourir la steppe.

{"nous aimons vivre au fond des bois, couchés sur la du..u…re, la forêt nous dit de ses mille voix lance toi dans la grande aventu…u…re"}

Les chansons de colo me reviennent à l’esprit le nez collé à la vitre arrière pour voir défiler le paysage…

On mange dans une cantine de village un plat à 2300 Tugrik, une assiette énorme…

Arrivée dans un camp de 4 yourtes près des dunes de sable.

La nuit sous la yourte coûte 5000 Tugrik. APrès visite d’un petit temple un repas tous ensemble est pris. Nous jouons avec les enfants du camp avec des cerfs volants achetés à la fête du naadam. Encore un peu de boulot pour y arriver.

On s’endort dans la yourte, plus un bruit. Qu’est ce qu’on est bien fatigué et heureux de cette journée bien remplie.

1ere nuit en yourte

Réveil tranquille, petit déjeuner tous ensemble, les yeux s’ouvrent doucement… On part et on a un petit problème mécanique bien vite réparé.
Nous on s’inquiète pas avec Gildas car on sait que la panne est avant tout une rencontre…

Nous assistons à la traite des chèvres toutes alignées en rang d’oignon.

Nous goûtons à du fromage à la pâte molle et un autre beaucoup plus mou.
Visite d’un temple, achat de produits mongols faits par les femmes sous le cadre d’une association nommée MIM Mongolia.

Repas dans une cantine pour 34400 pour 10 personnes.

Pluie torrentielle pour rejoindre le cascade à travers la steppe.

On se perd. On demande la route dans une yourte. On se perd à nouveau…

On continue…Et là on se perd complétement puisque nous ne voyons plus l’autre véhicule. On se cherche et après maintes réflexions on décide de revenir à l’endroit où on s’est perdu et bien on se retrouve. :=)

Arrivée à la cascade, nous sommes à MONGON HURHREE

Une famille en or

Journée sans voiture. Ballades à cheval. Repas dans la yourte.

Rencontre avec la famille amie de Baasanjav (un couple avec 5 enfants)

Après une grande discussion ils nous expliquent avoir tout perdu l’hiver dernier tout le troupeau leur capital, le ZUD cet hiver très froid a fait des ravages … Toutes leurs bêtes sont mortes alors comment financé certaines dépenses nécessaires pour vivre.

Leurs filles ne pourront pas aller à l’école :=( Elles seront placées dans des familles, ce n’est pas acceptable pour nous. Nous décidons ensemble de faire un don à la famille de quelques centaines d’euros pour financer les études et acheter des céréales.

Une attestation en mongol traduite en français est réalisée et signée par la famille. La maîtresse de maison installe le matériel et nous montre comment faire de la Vodka avec du lait… alors là miam, hummm et j’en passe…

Nous remarquons que les enfants sont dévoués à leurs parents et réactifs quand on a besoin d’eux.

Prise de photos générale avec la famille dehors, que de joie de voir cette lumière dans leurs yeux…

—–

Première source

Départ pour les sources chaudes.

On cherche la piste, un des 4X4 chauffe. Nous attendons que le moteur refroidisse et notre oeil parcours cette immensité où des champs de fleurs parsèment l’horizon. Pourquoi on met pas des ruches s’exclame Gildas? Du miel ca c’est un bon truc à creuser…

Arrivée au camp des sources.

Logis en chambre dure à 6000 Tugrik par personne.
Wendy nous fait les pâtes et Khagii la viande, Kathleen coupe les légumes,

Gildas véro et eric feront la vaisselle… travail d’équipe.

Bain dans des baignoires avec l’eau des sources chaudes au souffre pendant 15 mns maxi, une odeur de souffre se dégage de plus en plus.

Balalde à pied en montagne, kathleen fatiguée se repose, Wendy petit coup de blues… On sort le jeu de tarot et c’est reparti, on apprend à jouer à notre chauffeur et au fils de baasanjav.

Repas dans la yourte avec une discussion politique et philosophique sur notre monde.

Camp de la cascade

Petit déjeuner dehors (crème, thé, café, lait de vache..)

Départ pour les sources. On s’est perdu en suivant les conseils d’un mongol 1 petite heure de ballade en plus en montagne… c’est le jeu ma pauvre lucette :=)

Nouvel ennui mécanique qui se répètera quelques fois un arbre de transmission d’une des roues se déboîte de son axe.

Nous tombons sur un homme en travers d’un chemin sur la piste. On s’arrête pour le secourir en fait il est ivre mort… On l’assoit près d’un arbre avec un paquet de mouchoirs et une bouteille d’eau.

A son réveil on imagine bien la surprise qu’il a du avoir en sortant de son coma éthylique…

Arrivée en fin de matinée aux sources chaudes, baignade l’après midi.
Nous sommes à TSAGAAN SUM

nous allons logé dans les yourtes de la famille qui gère cet endroit où se trouve la cascade.

On part visiter à pied le camp touristique de yourtes et un gros chalet où la nuit coûte 160 euros la nuit par personne avec repas. C’est pas pour nous cela :=))

Visite des salons de massages, chouette nous viendrons le lendemain s’abandonner aux mains exeprtes des masseuses (pour nous les garçons on a eu le droit qu’au massage de dos).

Kathleen se blesse…

Au petit matin après un petit déjeuner dehors devant nos yourtes nous partons à cheval en randonnée. En fin de ballade nous réussissons à faire du galop.

A peine le pied à terre nous rejoignons le salon de massage, moment très agréable mais les mains expertes de la patronne me décoincent les vertèbres avec plus ou moins de douceur. 35000 Tugrik pour un complet 18000 pour seulement le dos.

Le midi nous dégustons la chèvre que la famille a tuée la veille pour nous.

L’après midi il pleut, nous restons dans la yourte. Nous utilisons nos couteaux pour sculter des morceaux de bois.

Véronique, Gildas et moi partons en ballade au camp voisin pour trouver le départ de la source, tout d’un coup Wendy arrive avec le chauffeur qui nous a retrouvé Kathleen vient de se couper sévèrement le doigt !!!

Le chauffeur nous emmène rapidement. En arrivant nous retrouvons Kathleen choqué il est urgent de prendre la mesure de la gravité de la blessure.

Rapidement nous comprenons qu’il serait nécessaire de lui faire poser des points de suture mais là à 400 kms de la capitale faut oublier :=)

Nous partons toujours en voyage avec une bonne boite à pharmacie et véronique pose des stéri-trip sur le doigt blessé. Chaque jour suivant nous procéderons à un renouvellement du pansement et désinfection.

Après cet incident nous partons de nouveau au camp voisin pour acheter quelques vivres à la petite boutique et réserver le restaurant dans le chalet.

Retour à nos yourtes, Wendy et Gildas prennent en main la cuisson de la viande de chèvre dans un Wok, il faudra plus de deux heures pour venir à bout.

Nous partons à plusieurs faire la vaisselle à la rivière après le repas.

En revenant à la yourte nous dégustons un peu de vodka, en fait chaque jour nous buvons de la vodka y a pas mieux pour combattre les microbes.

A 22h30 tout le monde s’endort comme des bébés.

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Tsetserlerg

Départ pour la ville de TSETSERLERG
2 heures de pistes, plein de gasoil en arrivant pour 60000 Tugrik
Visite d’un musée vieux de 500 ans

Achat de vestiges chez petit commerçant, incroyable petits prix que des articles si vieux. En fait les marchands vont dans chez les nomades leur acheter pour presque rien ces produits anciens.

Nous achetons pour 60000 Tugrik une peinture ancienne sur coton.
Repas dans la ville pour 31000 Tugrik pour 10 personnes que composent notre groupe. AU final le repas revient à 1,20 euro par personne en somme.

Sur la route du retour nous croisons un torrent, ni une ni deux on plonge dans le torrent.

A peine rentrés au camp nous essuyons un énorme orage de grêle, nous restons sous les yourtes et nous goûtons de la marmotte tuée la veille chez nos hôtes avec du thé salé.

Le soir nous allons mangé au restaurant du camp touristique, accueil sympathique on vous salue à l’entrée personnellement. Le repas est lui moyen et assez cher.

Nous restons à table et la machine à projets redémarre, Baasanjav aimerait que l’on travaille ensemble au delà de l’association de bénévoles Voyageurs du Cœur. Nous partons sur l’idée de développer un tourisme équitable sur le modèle de voyage que nous réalisons en ce moment avec elle.

Et si on offrait aux gens désireux de découvrir ce pays la possibilité de vivre le périple que nous vivon actuellement. Promis Baasanjav on va étudier le sujet…

Beaucoup d’idées fourmillent, nous reparlons de l’idée de vendre des yourtes en France en les faisant venir de régions où elles sont peu onéreuses.

Nous récupérons tous les équipements électriques que nous chargions derrière le bar et retour à nos yourtes à travers le noir le plus complet.

A peine arrivé il manque un adaptateur, je suis bon pour retourner au restaurant, les chiens autoru de moi et les animaux sauvages me rappellent que cette nature est avant tout la leur…

On se couche mais très vite Wendy tombe malade dans la nuit et nous l’assistons à son chevet pour qu’elle puisse se rendormir sereinement.

Vers 1h30 on s’endort mais dés 6h00 on se réveille près à affronter de nouveau une bonne journée.

Karakorum

Réveil à l’aube, on fait du feu pour avoir un peu de chaleur et sécher nos vêtements de la veille.

Petit café au camp touristique.

Le mari et le fils de Baasanjav vont se baigner mais le fils se blesse… Sos Véronique arrive à la rescousse avec sa trousse pour de nouveau resserrer les chairs du pied…

Pincement au cœur mais on doit partir, on laisse derrière nous la famille que l’on a aidé et on file de nouveau dans la steppe.

Un nouveau problème mécanique, un support de barre stabilisatrice arrière a cassé on enlève le support.

Visite de Karakorum après avoir fait un bon repas à l’entrée de la ville. J’ai pris du riz sucré avec des raisins c’est très bon.

On rencontre des voyageurs avec des Toy 78 bien aménagés et immatriculés NL et CH qui parcourent le monde.

Finalement nous trouvons un camp de yourtes pas trop cher.
Sur la route nous nous rendons au marché et nous achetons les pommes de terre que nous ferons en purée à la française, du moins au aura essayé

Khagii arrive à ajouter un sachet d’herbe dont il a le secret.

Un bon petit repas tous ensemble sauf le chauffeur qui file au dodo…

Deux vodka et hop au dodo. 5000 Tugrik pour la nuit par personne ce qui reste très abordable près du plus grand temple de Mongolie.

Hustayn MURUU

Réveil 7h j’ai trouvé une douche chaude hum que c’est bon 2500 Tugrik
Petit déjeuner copieux et direction le shop le temps que certains partent faire quelques courses

C’est parti nous reprenons la route vers UB

Arrêt le midi dans un resto Barbecue, baasanjav avait remarqué que nous aimions la viande grillée :=) Le grill est installé sur la table et on cuit sa viande soi même, c’est symap convivial et bon.

De nouveau de la route et de la piste et ce coup ci une bonne dose…

Arrivée au parc de Hustayn Muruu

Rencontre avec la directrice qui nous explique la mission première de ce parc est née d’un initiative hollandaise d’importer des chevaux il y a 10 ans et d’apporter des subventions au fil des années.

Le parc devra vivre de ses revenus après 2012. Des rennes et des loups composent le parc avec ces magnifiques chevaux à 66 chromosomes.

L’entrée coûte 15 $ par personne mais la directrice nous offre l’accès gratuitement.

Sur la piste dans le parc Khagii avec son 4X4 tombe dans un trou.
Grosse frayeur mais gros fou rire une fois les occupants dehors.

L’arrière de la camionnette se lève, nous accrochons un câble entre les deux voitures et nous voilà reparti.

De nouveau une panne sur notre 4X4 le système de freinage fuit, le chauffeur sort un pâte miracle pour reconstruite une durite cassé par les vibrations.

Arrivée dans un endroit magnifique et calme. Khagii fait la cuisine, Gildas et moi même la vaisselle.

Le fils de Baasanjav est malade ce soir là il vomit et de 4 malades…

La nuit tombe, véro et moi partons en petite randonnée en haut de la montagne pour profiter du silence.

Les filles jouent aux cartes avec nos amis mongols et Gildas… Au lit la journée a été difficile.

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Randonnée dans le parc

Réveil il fait déjà très chaud.

Randonnée à pied de 4h à plusieurs dans le parc, chaud, dur, dur mais superbe ballade. En rentrant les filles nous confirment la présence de serpents près des yourtes en bois. Après midi taille du bois et repos.

Le soir nous partons dans le parc en voiture pour voir les chevaux sauvages. Il existe 8 clans avec à la tête de chacun un mâle, dans un des clans il n’y a que des mâles… En tout 250 chevaux en liberté…

Y avait longtemps qu’on avait pas eu de panne sur le 4X4 :=) Grosse fuite d’huile sous le carter.

Nous prenons donc le temps d’admirer ces superbes chevaux blancs et crèmes avec des crinières courtes noires.

Repas du soir, on grignote les restes. Coucher de bonne heure à 22H30.

Retour à UB

Il fait jour et déjà très chaud…

Direction le centre de recherche basé dans le parc. Un chercheur nous explique les travaux réalisés dans le parc et les caractéristiques des chevaux à 66 chromosomes au lieu de 64 habituellement.
Le parc comprend 700 rennes et des loups.

Nous passons voir la manager du parc qui nous fait la gratuité des 2 nuits passées.

Nous repartons pour UB et au bout de 2 heures nous arrivons à notre appartement pour nous reposer un peu.

Quelques courses au petit magasin et nous nous faisons une plâtrée de spaghetti avec sauce tomate, glups ca fait du bien :=)

Nous nous reposons l’après midi en mettant à jour nos notes et en consultant les photos prises au long de cette aventure dans la steppe.

Vers 17h nous sortons en ville, les filles ont repéré un coiffeur à 10000 Tugrik par tête, allez papa y a longtemps… Y a le WiFi gratuit re-glups…

Dans le supermarché Air Market nous trouvons de bons produits.
Le soir Véronique nous fait des crêpes. Nous avons la télé et TV5 monde en Français pour avoir des infos.

Retour au dispensaire

Départ à 9h pour le dispensaire.

Superbe accueil de l’équipe, quelle joie de les retrouver au bout de ces 10 jours passés dans la steppe.

On nous montre tout le matériel acheté et toutes les factures.

Beau travail de Basanjav d’avoir eu l’idée de nous emmener ici car les besoins sont réels, le personnel très professionnel, c’est le manque de moyens que nous avons seulement comblés par ces achats. Cela permet de booster leur motivation.

Quelle joie dans leurs yeux et quelle émotion pour nous tous.

Nous prenons une collation et prenons des photos ensemble.

Nous partons pour le centre ville aux grandes galeries et achetons pour 20000 Tugrik de souvenirs.

Repas du midi au bistro français 170000 Tugrik pour 6 personnes, un peu cher pour le pays mais ce fût l’occasion de rencontrer le patron connu de nos amis français et de faire un break sur le mouton bouilliiiiii.

Nous visitons le musée placé à côté du parlement toute l’histoire de la Mongolie "de la préhistoire à la démocratie" y est retracée.

17h retour à la maison, un peu de repos. Cet appartement est vraiment agréable, austère mais tellement agréable.

Soirée tranquille, nous échangeons sur le pays avec nos filles qui nous annoncent que le voyage leur a plu mais qu’elles préfèrent renoncer en 2012 au grand voyage de trois mois que nous comptons faire de Paris à UB via la Russie.

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Ballade en campagne

Nous sommes allés à la police pour se renseigner sur les formalités pour obtenir un permis mongol qui permet de conduire les voitures mongoles. Pas simple personne n’est trop au courant.

Départ à 10h00 pour le parc, on prend du gasoil pour 25600 Tugrik.

Arrivée au resto du parc, belle vue, 74000 Tugrik pour 10 personnes.
Promenade au temple perché dans la montagne.

Arirvée chez une famille qui met à disposition des yourtes.
Petite collation ave cla famille.

Ballade à cheval, Gildas, Kathleen, Wendy et moi même avec 2 des enfants pour guides.

Une fois revenus au camp nous montons des tentes car nous ne pourrons pas dormir tous dans la yourte.

On part tous ensemble en ballade près de la rivière, un chameau égaie notre chemin.

Nous finirons la soirée à jouer au tarot dans la yourte après un bon repas fait par la famille. On ne parle pas la même langue mais nous communiquons par émotions interposées.

Le marché au noir

Réveil dans la tente.

Au petit matin les garçons de la famille dressent les chevaux sauvages.
Petit déjeuner et retour à UB.

Visite du grand marché et achat de souvenirs comme habit traditionnel pour Eric 25000 Tugrik et véro 45000 Tugrik.

Repas dans le marché, une vraie ville dans la ville.
Retour à l’appartement, grosse circulation, policiers débordés,anarchie. Tout le monde triche mais pas d’énervement entre les mongols.

Petit repérage sur le prix des yourtes, sur différents objets intéressants et vraiment pas chers.

Le marché au noir: le retour

Départ pour le marché

Les filles restent à la maison.

On prend un taxi pour 3000 Tugrik

Gildas et moi on écumes les stands pièces auto, on trouve une sirène de police pour 12000 Tugrik, des autocollants, une trompe klaxon pour poids lourd à 30000 Tugrik.

Nous trouvons des ceintures traditionnelles, achat de deux exemplaires mais pendant la transaction un malade nous confisque la monnaie que le vendeur nous rendait. Je lui attrape le bras et lui reprend la monnaie, il me frappe dans le dos violemment, je l’envoie volé dans les étalages mais là nous réalisons qu’il y a des risques à rester dans ce marché.

Nous décidons de partir rapidement mais sans précipitation de ce marché, nous sautons dans un taxi et on négocie en route le prix 1500 Tugrik la course.

On récupère les filles et on mange à la maison.

L’après midi nous nous rendons à la librairie française nommée Papillon où l’accueil est chaleureux, on nous offre un café.
Nous visitons le musée d’histoire naturelle.

Allez on se fait un cyber café pendant 1 heure hum c’est bon l’internet :=)

On visite l’entrepôt ARB (pièces pour 4X4) qui s’installe en Mongolie 30 % de moins sur les prix.

Retour à la maison Baasanjav vient nous présenter des bijoux fabriqués par une dame. Nous en achetons pour 55 euros que nous essaierons de vendre en France (petite sacoche à 3000 T, Grand à 5000 T, Boléro 20000 T…)
Nous partons manger en ville, repas pas terrible et cher 75000 T pour nous tous…

De retour à la maison je tombe sur les tontons flingueurs sur TV5 monde… Cela me rappelle le marché… Faut pas faire suer Raoul, sinon je ventile, je dynamite… :=)

On décompresse

Repas et rangement des sacs. Le jeu est d’équilibrer la charge pour ne pas dépasser de trop la barre des 20 kilos par sac.

Retrait d’argent pour assurer les deux derniers jours.

Véronique nous fait la surprise de faire des beignets aux pommes.

Wendy va se coucher et se réveille dans l’après midi avec un mal de ventre.
Nous restons à la maison à lire et se reposer.

Le soir nous mangeons chez Baasanjav où Khagii nous a concocté un sanglier au vin, humm que du bon et quel excellent cuisinier…

La formation des adultes

Dernier jour à UB

Direction les casses auto et le marché à nouveau pour trouver des plaques d’immatriculation en souvenir.

Repas à la maison.

Retour à la salle de formation pour la remise des diplômes pour nos douze stagiaires adultes handicapés. On nous explique leurs travaux sur la conception sur les sites Web, remise des diplômes grosse émotion, les larmes aux yeux quand une jeune fille nous offre un poème. J’ai depuis réussi à lui écrire pour la suivre dans son parcours… Baasanjav n’arrive plus à traduire son poème tellement l’émotion est forte.

Nous nous rendons en taxi pour 2000 T au centre touristique en bas de la ville. Pour 16000 T nous réussissons à avoir des plaques d’immatriculation neuves. Yes on a réussi. Le patron est un collectionneur de plaques je dois lui envoyer une plaque française en échange du service.

Les filles sont retournées chez le coiffeur, et oui c’est des filles, allez c’est 20000 T qui partent au son des ciseaux…

Ce dernier jour une pensée me vient, et si on créait Aventuriers du Coeur nouvelle association pour organiser des voyages en Mongolie avec Baasanjav pour piloter les groupes.

Le lendemain on nous accompagne à l’aéroport pour retour sur la France… Déjà la nostalgie m’envahit…

Mongolie on reviendra…

Octobre 2010: des nouvelles de la famille aidée dans la steppe, tout va bien avec l’argent ils ont pu s’organiser pour construire un abri pour l’hiver et ainsi parquer les animaux rachetés. Les filles sont reparties à l’école et passeront l’hiver à étudier et au chaud de leurs chambres… Merci Baasanjav pour ces nouvelles.

Si vous avez envie de voyager en Mongolie en réalisant le même voyage rendez vous en écrivant à contact(AT)voyageursducoeur.org