Blog Page

Entraide Franco-Hongroise pour une famille à BUGAC…

 

 

image hongrie

 Hongrie… la région de Bugac “ne va pas fort”… Un réseau social s’est “construit” au village (bois de chauffage, aide  aux personnes isolées, etc…). Les étrangers (allemands, autrichiens, hollandais) font 3 fois par an un “marché aux puces” dont les bénéfices sont entièrement consacrés a l’aide sociale…
Certains habitants, n’ayant pas de grands moyens, font ce qui peuvent pour aider un jeune couple…
Un jeune couple et leur enfant de 9 mois sont venus de Roumanie (ancienne région hongroise) il y a 5 ans, en espérant avoir une meilleure situation que là bas… Ils ont trouvé en arrivant un travail avec un logement…

Leur rêve depuis longtemps, avoir leur ferme, leur chez eux… Ils l’ont enfin… Ils sont dans une petite maison…

Potager et animaux (cochons, volailles) peuplent la ferme. L’aide apportée par une famille installée à BUGAC est très simple mais efficace… meubles (buffet, table, etc..), frigo, machine a laver, linge de maison, vaisselle, gazinière, etc… Malgré leur situation, ils ont toujours le sourire, et sont toujours prêt a aider…

Maintenant, leur projet est d’agrandir la maison… Deux pièces de plus, pour y faire une chambre pour leur fille, et l’autre pour avoir une cuisine-salle a manger “indépendante”… Construire une petite cave aussi, pour y stocker les patates, les confitures et la “charcuterie maison”…Sans oublier le vélo et la mobylette!
“en jouant sur le budget nourriture”, ils essaient mettre de l’argent de coté pour les matériaux pour tout ça…
Leur projet d’agrandissement n’est vraiment pas énorme, ils veulent faire au plus pratique, c’est tout. Le père est bricoleur, il  a fait tout les travaux de rénovation de leur maison avec un copain…
Ils se sacrifient pour réaliser leur rêve…Voyageurs du Coeur grâce à l’impulsion d’Ingrid vivant sur place a décidé de les aider en les aidant à acheter les matériaux pour agrandir leur maison…  Ils sont vraiment adorables, d’une simplicité “effrayante”..

Un grand merci à Ivan, Ingrid habitant sur place et Monique qui s’est rendu depuis Marseille pour aider cette famille avec Daniel son co-pilote…

Ensemble nous pouvons !!!

Les voyageurs du coeur

A travers leurs doutes, à travers les chemins

Ils sillonnent les routes, à la recherche du destin.
Destin qui les conduit vers ces villages,
Où le temps n’a plus aucun visage.

Ils vont à la rencontrent
De ces orphelins de la guerre,
De ces victimes oubliées
Que seule, la misère dans sa grande bonté, a pris en pitié.

Leur action est modeste.
Mais ô combien louable,
Dans ce monde où nous ne nous croyons en rien redevables.

Le sourire de ces enfants qui recouvrent leur innocence,
Est pour eux, la plus belle récompense.
Ces baroudeurs au grand coeur,
Laissent à chacun de leurs passages,
Une lueur d’espoir, dans ce monde illusoire.

Continuons de croire, que le meilleur reste à venir,
Que l’Homme a en son pouvoir, la force de repartir,
Et que le partage, soit notre seul héritage.

Un geste, un don…
Ensemble nous pouvons !

Cet été, les voyageurs du cœur Suisses on eût le plaisir d’organiser 3 « petites » actions.

vdc suisse gildo cr ete 2014

Cet été, les voyageurs du cœur on eût le plaisir d’organiser 3 « petites » actions.

Tout d’abord, un grand merci aux donateurs. Que ce soit en vêtement, matériel scolaire, matériel divers et jeux, nous avons été littéralement débordés de choses ! Merci !

Après un tri, empaquetage et livraisons sur les points de départ, nous pouvons vous annoncer la livraison de :

  • 150 à 170 kg de matériel au Bénin grâce à une chorale de 17 personnes qui se sont portée volontaire pour transporter les dons récoltés dans des villages africains. Vous trouverez ci-dessous des liens et des photos de leur magnifique périple ! Un immense merci à eux pour leur temps, leur patience et leur générosité !!!

Ci-dessous, pour vous rendre compte de leur travail, vous trouverez une photo de la quantité de valises que VDC a livré aux organisateurs de ce voyage ! Encore merci à ces chanteurs !

  • 90 kg d’habits sont partis grâce à vos serviteurs à Lima au Pérou. Ces habits seront distribués au sein de l’association « Achalay » tenue par un couple d’Helvético Péruvien qui ont consacré, à travers « terre des hommes », leur vie aux autres…Bravo à eux pour leur abnégation.
  • 4 à 5 m3 de matériel divers a été livré par une famille en Serbie, juste après les inondations. Félicitations à cette famille vaudoise, capable de se mobiliser pour aider des familles entières !

Les pages suivantes vous feront découvrir quelques photos, quelques instants, quelques histoire touchantes de ces « vacances utiles » !

Découvrez et partagez ces aventures en espérant qu’un jour, plus personne ne prenne l’avion, le bus, le train ou le bateau les mains vides…

 

Voyage au Bénin / Récit du couple organisateur de ce splendide voyage :

image benin 1 image benin 3 image benin 2

Dans un village nommé Ganvié, construit sur pilotis. C’est le pasteur et chef de chœur qui reçoit une valise d’habits et de matériel scolaire.

Là, nous sommes à Tchaouka, un petit village reculé à l’est de la ville de Dassa, lieu de naissance de notre guide. Nous avons distribué des vêtements et du matériel scolaire. C’est le “roi” du village qui gère les affaires et qui distribuera ces divers cadeaux.

Je n’ai pas encore reçu les photos de l’orphelinat “La Bergerie” près de Cotonou. C’est là où nous avons distribué le plus d’habits et de matériel scolaire. Sitôt que j’en aurai, je vous les enverrai avec grand plaisir.

Si vous voulez suivre notre voyage, voici le lien pour le blog :  http://chorale-en-voyage.over-blog.com/

 

Voyage au Pérou, famille Alves, VDC Suisse

C’est chargé de 90 kg d’habits que nous avons débarqués, en taxi, dans un quartier résidentiel de Lima. Nous nous attendions à y voir des enfants défavorisés. Nous y avons trouvé un couple merveilleux. Un couple qui a consacré sa vie aux autres…

Les enfants n’étaient pas là tout simplement parce que cette association gère un foyer-ferme à deux heures de route de Lima.

Fernande et Paco Cagigao s’occupent de gérer ce formidable travail d’une vie.

Nous retiendrons une phrase de Fernande : «  certains courent après des richesses, nous, on nous a amenés des trésors »…elle parlait des enfants dont elle à la charge…Magique.

Plus d’info sur cette association sur : www.association-achalay.org

 

Transport de matériel / Serbie 2014.

serbie ete 2014 2 serbie ete 2014 1

Un famille vaudoise a organiser quelques aller-retour sur la Serbie, juste après les inondations meurtrière du mois de Mai 2014.

C’est avec un vieil Iveco que cette famille a transporté du matériel récolté par leur soin. Voyageurs du cœur a eût le plaisir de les aider à remplir leur camionnette !

Alors pour tous ces dons, pour toutes ces bonnes volontés, un grand merci !

Merci à toutes et à tous pour votre aide !

 

 

Pour voyageurs du cœur

Les Alves

 

 

 

 

Un camion de Suisse vers la Serbie…

Un de nos membres suisses Gildo avec sa famille se sont mobilisés pour faire partir un camion de dons pour la Serbie. Les graves inondations qui ont lieu en ce moment nécessitent que l’on se mobilise pour ce peuple si méritant.

IMG-20140521-00070

Nous voudrions réaliser la même opération depuis Paris mi-juin. Si vous connaissez des personnes partant avec un camion en direction de Valjevo (100 kms au sud de Belgrad) merci de nous prévenir et prendre contact avec l’association.

Un geste, un don… Une école d’Argenteuil a réussi son défi solidaire avec le Portugal…

Ils s’appellent Sarah, Souleimane, Imane, Sara, Eddy Mario, Salah-Eddine, Lucas, Marylinn, Anne-Sophie, Marcia, Eva, Léa, Audrey, Eva, Miguel, Anaïs, Dorkas, Adam, Wilfried, Magali, Kelly, Christiana, Victoria, Thomas, Angelina, Kevin, Lydia, Sema, Ilem, Denis, Sarah, Medine, Ilies, Anissa, Simohamed, Kinnane, Maël, Rayan, Nesrine, Léo, Mélanie, Kosovaré, Houria, Ilias, Sofia, Arwa, Vinoth, Naela, Issam, Souhaila, Ines Nour, Redouane…

Ils ont décidé…

…de venir en aide à un orphelinat – école du Portugal…

…. grâce à la détermination de leurs professeurs  mme Michaut, mme Chariras, leurs collègues prêts à donner du temps pour ces projets d’échanges entre les populations.

Leur principal a tout de suite donner son feu vert pour l’obtention de ce passeport solidaire…

VDC

Mme Michaut et mme Chariras nous ont sollicité pour construire ce projet qui correspond parfaitement à l’aide que Voyageurs du Coeur peut apporter à une si belle énergie collective…

Collecte de dons matériels scolaires et produits d’hygiène, dessins, échanges de courrier… autant d’initiative pour construire le ciment de l’échange avec l’établissement ciblé pour ouvrir une porte dans le cœur des enfants de ces trois pays…

Le projet avec les écoliers est vaste, puisque les professeurs organisent une séance au cinéma pour le film documentaire “Sur le chemin de l’école” et un travail avec la bibliothèque sur les origines des uns et des autres (Le continent Imaginaire)…

La main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit…

Nos projets solidaires sont avant tout basés sur l’échange ou le don n’est qu’un élément du partage qui permet à chacun d’apprécier l’autre pour ces valeurs et ses traditions…

Les dons récoltés seront acheminés par des membres de Voyageurs du Coeur véhiculés pour rendre visite à l’établissement du Portugal…

Aidez nous en apportant des dons financiers à ce grand projet écolier de solidarité…

Avril 2014

Récolte des dons à l’école en présence des deux professeurs et des élèves qui ont contribué à ce grand succès…

Superbe accueil des élèves de 6 éme à une famille VDC venue pour l’occasion les remercier pour les dons emportés vers le Portugal…

IMG_3208 IMG_3209

IMG_3211 IMG_3216

Juillet 2015

Ça y est les cartons sont livrés au Portugal à la maison d’été pour les enfants près de la plage de Castelo do Neva.

Nous ne mettrons pas de photos d’enfants pour respecter le souhait des animateurs.

Nous avons passés une superbe soirée avec ces jeunes plein d’énergie (jeux de sociétés, danse, repas ensemble, …)

camionnette   IMG_0872

IMG_0874   IMG_0875-1

Fin juillet 2015

Nous avons mis en contact des jeunes français de la maison des jeunes de la ville Gignac avec le collège orphelinat du Portugal, ils se sont donc rendus sur place fin juillet 2015.

Le voyage s’est très bien passé, ils ont rencontré les jeunes du collège le mardi 28, Le pére Cesar les a accueilli et présenté aux jeunes, une douzaine étaient présents, ils leurs ont fait visités leur structure, ensuite jouer au foot, réaliser un atelier Graff où chacun a pu garder une partie de l’œuvre puis ont déjeuné ensemble au collège. L’après midi les dons ont été remis, ensuite certains, les plus grands, les ont accompagné dans Braga.

Superbe journée de très belles rencontres, les jeunes se sont échangés les contacts, ils n’ont pas pu les prendre en photos, mais les images sont dans les têtes de tous.

Ils restent en contact et envisagent peut être une nouvelle rencontre l’année prochaine, les faire venir en France. A travailler…

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

 

 

 

Solidarité et entraide pour une famille du Doubs…

Que dire de plus pour finir l’année 2013 que d’exprimer l’entraide, la solidarité, l’échange et ne pas écouter tous ceux qui se réfugient dans la suspicion des intentions ou les critiques des actes au lieu de s’ouvrir à l’autre parfois… Une fois de plus merci pour cet élan de générosité…

1536658_363632160440606_1270403543_n

Une famille qui a tout perdu le soir de Noël a pu bénéficier d’un grand élan de générosité de la part de réseaux sociaux capables de se mobiliser pour redonner l’énergie de reconstruire…

Article dans presse locale…

 

Un projet pour les badjos

Nous vous informons d’un projet auquel participe un de nos membres Voyageurs du Coeur pour les pêcheurs badjos” qui est un projet de coopération internationale de SOLIDARITÉ PLONGÉE, réalisé en collaboration avec ACROPORIS, à Tumbak, nord Sulawesie, Indonésie, du 15 au 27 avril 2014.

Il est ouvert aux plongeurs et moniteurs volontaires souhaitant agir concrètement pour la protection d’un des plus beaux récifs corallien au monde. Le projet viendra en aide à un village de pêcheurs traditionnels par un don pour ACROPORIS afin d’acheter un compresseur, et par un projet d’inventaire de nudibranches et de cartographie de leurs sites d’habitat.

carte

Un projet unique par son contenu et les conditions de partage qu’il offrira : la vie des
pêcheurs badjo, logés comme eux dans les des maisons du village, vous partagerez
leur quotidien. Vous allez vous imprégner de leur culture, dans un contact de chaque
instant avec la mer. Vous contribuerez à une activité utile partagée et une insertion
sociale dans la vie locale pour un projet de coopération internationale.
Sulawesi, anciennement nommée Célèbes, est l’une des cinq grandes îles de
l’archipel Indonésien. Sa géologie à la frontière de plusieurs plaques tectoniques lui
donne une forme et un relief très découpés conditionnant des écosystèmes riches et
variés. Sulawesi est exceptionnelle aussi bien pour sa faune et sa flore terrestre. Située
au centre du triangle de corail qui est la zone du globe, elle offre la biodiversité
marine la plus élevée du monde.

village

Tumbak est un village de pêcheurs Badjo (les «gitans de la mer»).
L’’association Acroporis, y intervient depuis 2004 pour faire repousser le corail là où il a
été dégradé par la pêche illégale et pour oeuvrer à la préservation de leur
environnement (récifs coralliens, herbiers, mangroves…). Sulawesi Island Adventures
est une agence de voyage locale qui organise des séjours dans des sites méconnus de
Sulawesi ayant un fort potentiel naturel et culturel pour soutenir le développement des
populations locales.

Les cinq cents hectares de récifs coralliens vous offriront une expérience
sans cesse renouvelée. Les fonds marins autour de Tumbak sont particulièrement
diversifiés : tombant, platier récifal, lagon, grande variété de coraux dont des espèces
rares, forêt de gorgones dès deux mètres de profondeur, herbiers et mangroves aux
eaux claires. Paradis pour les passionnés de la vie sous marine vous y trouverez une
variété biologique exceptionnelle.

Objectifs du projet de coopération :
1• Un don pour un compresseur pour le village de pêcheurs :
Ce projet à pour but de contribuer par un don au financement d’un compresseur pour le
village qui sera utilisé pour :
•Les actions d’Acroporis (conservation et protection du massif corallien)
•Les activités d’élevage des pêcheurs badjo
•Le développement de l’écotourisme
par une pratique responsable de la plongée
Notre objectif de don : 2400 € entièrement financé par ce projet (300€ par participant
sur la base de 8 inscrits). Ce dont représentera 50% du prix du compresseur et sera
versé à Acroporis.

nudibranches

2• Inventaire nudibranches et cartographie
Tumbak est un site exceptionnel pour sa grande variété de nudibranches rares et
colorés. Un inventaire, avec photos et identifications ainsi qu’une cartographie du milieu
seront effectués. Le but est de localiser les sites de plongées permettant la meilleure
observation des nudibranches et de leurs les habitats et de positionner Tumbak comme
une des meilleures destination plongée pour l’observation et la photographie de ces
animaux. Un rapport sera fourni à Acroporis. Un aperçu très limité de cette variété :

Renseignements pratiques :
Ce projet comptera 8 participants volontaires (entre 2 et 3 encadrants qui seront au
minimum E2 ou OWSI). Ce nombre volontairement limité nous permettra de mieux nous
intégrer et réaliser efficacement les tâches d’inventaire et de cartographie.
Il se déroulera du 15 au 27 avril 2014 (ou du 16 au 27 selon les options de voyages
retenues). Il s’adressera aussi aux plongeurs autonomes (à partir d’un niveau de
plongeur autonome à 20 m (PA20 code du sport, Open Water PADI ou SSI…etc.) avec
une expérience de 10 plongées en mer minimum. Ce projet est basé sur la solidarité et
la protection de l’environnement, donc nul besoin de connaissances en biologie pour y
participer activement. La curiosité, l’envie de partager et d’apprendre suffisent
amplement.

Renseignements pratiques :
Ce projet comptera 8 participants volontaires (entre 2 et 3 encadrants qui seront au
minimum E2 ou OWSI). Ce nombre volontairement limité nous permettra de mieux nous
intégrer et réaliser efficacement les tâches d’inventaire et de cartographie.
Il se déroulera du 15 au 27 avril 2014 (ou du 16 au 27 selon les options de voyages
retenues). Il s’adressera aussi aux plongeurs autonomes (à partir d’un niveau de
plongeur autonome à 20 m (PA20 code du sport, Open Water PADI ou SSI…etc.) avec
une expérience de 10 plongées en mer minimum. Ce projet est basé sur la solidarité et
la protection de l’environnement, donc nul besoin de connaissances en biologie pour y
participer activement. La curiosité, l’envie de partager et d’apprendre suffisent
amplement.

Il est ouvert aux plongeurs volontaires autonomes souhaitant agir concrètement en faveur de l’amélioration des conditions de vie d’un village et pour la protection d’un des plus beaux récifs corallien au monde d’une variété biologique exceptionnelle.

Coût total approximatif du séjour : 1940 euros.

Contacter Guenièvre DICEV g.dicev@orange.fr membre de Voyageurs du Coeur qui fera parti de ce voyage pour obtenir le détail du projet, pour vous porter volontaire, pour demander des informations complémentaires.

Si vous appréciez ce projet, vous pouvez aider en transmettant cette information à vos connaissances et amis plongeurs. D’avance un grand merci.

Avec toutes nos amitiés solidaires.

Eric RENAUDIN président de Voyageurs du Coeur.

 

 

PORTUGAL – Orphelinat Colegio de La Salle – nos membres suisses recherchent de l’aide

 

orphelinat portugal

Comment venir en aide à un orphelinat au Portugal ?

Pour cela envoyez nous des dons matériels si vraiment vous possédez des bons plans dans la liste ci-dessous sinon du budget pour réaliser des achats sur place lors de la visite de nos membres.

orphelinat portugal 2

65 enfants de 11 a 20 ans

Besoins :

–          matériel hygiène ( Shampoing, dentifrice, brosses a dents) sont toujours bienvenus
–          Pas besoin d’habits
–          Besoin de chaussures sportives mais des fois, c’est préférable d’avoir l’argent et d’acheter sur place et comme cadeaux de Noël.

en portugais du père qui s’occupe de l’institution:

Bom dia.
Recebo o vosso e-mail e agradeço a vossa disponibilidade em nos ajudar.
Temos 65 crianças e jovens (11 – 20 anos).
Material de higiene (champô, pasta de dentes, escovas de dentes…) é material sempre bem-vindo.
Roupa não precisamos.
Precisamos de calçado desportivo mas, às vezes, é melhor entregar o dinheiro e nós compraríamos conforme as necessidades e como prenda nas festas de anos.
Cumprimentos.
Ir. César

 

 

Voyage en Bosnie pour les VDC suisses

SONY DSC

Bonjour à tous !

Cet été, notre véhicule “Voyageurs du Coeur” nous a emmené en Bosnie, dans la poche de Bihac pour être précis.

Après une magnifique semaine de voile, des repas gargantuesques, des baignades à n’en plus finir, des vins exquis, nous voilà en route en direction de cette province de Bosnie, ou les stigmates de la guerre sont encore visible sur les façades des maisons.

Donation en Bosnie

Comme nous n’avions aucun objectif, c’est en roulant que nous nous sommes apreçu des difficultés…un passage de douane très long, des douaniers douteux ( tu m’étonnes vu le chargement !), aucune adresse, rien…

Après avoir roulé une demie heure, nous avons eût une autre difficulté…la langue. Allez faire comprendre à un Bosniaque que vous cherchez un point de chute utile pour 1000 litres d’habits, de chaussures et de jouets…mission impossible.

Donation en Bosnie

Par chance, notre route a croisé celle d’un Suisse, établis à Schwyz et marié à une Bosniaque. Au vu de leur voiture et maison, nous avons décidé de leur laisser la responsabilité de distribuer la moitié des dons. Mission qu’ils on volontiers acceptée. Puis, les rencontres se sont enchaînées comme par magie, un agriculteur ici, une famille avec une jeune handicapée, une école fermée mais avec un concierge et surtout, cette dame, habitant avec 4 enfants une maison dont on ne sait pas si elle est en construction ou en démolition !? Quelle joie de savoir que tout ce que vous avez donné sera utile…

Un grand merci pour vos quantités énormes de dons !
Pour Voyageurs du Coeurs, Les Alves

PS: – prochain voyage : un orphelinat au Nord du Portugal – transport par entreprise
– Pérou ou Amérique du Sud 2014

Orphelinat d’état dans la ville de Panfilovka près de la capitale kirghize Bichkek

 

orph-panfilov-karo-001

Compte rendu visite orphelinat Panfilovka de nos membres “les lipos”

Nous avons pu grâce à la coopération de M. Kande, directeur exécutif de l’ONG Tabarak, nous rendre dans un orphelinat d’état dans la ville de Panfilovka à 2 h de route à l’ouest de la capitale kirghize Bichkek

orph-panfilov-karo-009 orph-panfilov-karo-011
Nous avons été accueilli par le directeur adjoint ainsi qu’une enseignante cadre, en l’absence du directeur, retenu par ses activités parlementaires à la capitale.

Le fonctionnement de l’orphelinat, fondé en1961, repose sur deux jambes :
⁃    l’état kirghize assure les salaires des enseignants et le maintien en état du gros œuvre des structures, et alloue 1€/jour/enfant (soins, scolarité, alimentation, etc…)
⁃    donateurs privés ou ONG assurant la prise en charge du matériel scolaire, du couchage, des vêtements, la rénovation des bâtiments, etc…

L’établissement héberge 250 enfants de 6 à 18 ans, dont 150 sont sans père ni mère.
L’orphelinat emploie 80 personnes dont 31 enseignants et 2 personnels médicaux.
L’enseignement se fait dans un bâtiment principal, de deux étages, globalement bien entretenu.

orph-panfilov-karo-011 orph-panfilov-karo-012
Selon le niveau des enfants, l’équivalent de notre école primaire française et collège, soit les élèves restent dans la même salle de classe, soit il change de salle en fonction de la matière enseignée.

L’état des salles est disparates, en effet certaines salles n’ont pas de « bienfaiteurs » et sont dans état délabré, d’autres très bien rénovées la priorité semblant être allée au salle du primaire (les élèves restant dans le même local), permettent semble-t-il de bonnes conditions d’éducation.

Toutefois nous avons été surpris par la bonne qualité du matériel des salles d’informatique et d’anglais, et la pertinence de la décoration de la salle de SVT.
C’est ainsi que chaque élève, au cours de sa scolarité primaire ou secondaire, chaque jour ou chaque année, pourra profiter des locaux ayant reçu des moyens d’entretien et de rénovation.

orph-panfilov-karo-021 orph-panfilov-karo-023
Nous avons pu être surpris de l’hommage rendu aux bienfaiteurs, portraits des personnes privées, ou  plaque commémorative pour les donateurs publiques,dans une petite salle réservée à type de musée, mais il semble que l’équipe pédagogique apporte beaucoup d’importance à la reconnaissance de la part des élèves, à titre d’exemple nous avons pu constater que l’association France-Liberté était intervenu à l’orphelinat.
Notre visite nous a permis de déterminer rapidement deux objectifs majeurs en matière d’aide extérieure :
⁃    deux classes nécessitent une rénovation importante, l’une d’elle ayant le projet d’accueillir une salle de couture (l’école dispose déjà du matériel)
⁃    la direction de l’orphelinat a à cœur de mener à bien un projet de toilettes internes au dortoir des enfants, en effet ces dernières sont actuellement situées à l’extérieur des bâtiments, ce qui la nuit et l’hiver pose des problèmes évidents.

Nous sommes venus en représentant l’association Voyageurs du cœur, prolongement de notre Expédition humanitaire Mongolie 2013. Nous avons pu remettre au directeur adjoint une centaine de bloc-notes et de stylos, ainsi que du petit matériel médical pour le dispensaire, généreusement offerts par des donateurs en France, et sur un financement personnel des feutres, des crayons de couleur, cahiers et ballons de football.

orph-panfilov-karo-015
L’opportunité nous a été offerte de faire dessiner une classe d’âge de 7-8 ans sur le thème de l’environnement, les dessins seront remis à l’association Objectif Monde en vue d’une exposition des meilleurs.

Nous poursuivrons notre visite par les locaux servant de dortoirs aux enfants, les chambres, simples mais bien entretenues sont à 3 ou 4 lits,  le bâtiment en général est de bonne facture, seuls les sanitaires sont vétustes, les rangées de lavabos d’une terrible froideur, nous n’avons pas vu de salle de douche, et oublier de poser la question, les toilettes comme nous l’avons mentionné précédemment à l’extérieur des bâtiments.

Nous poserons la question de savoir si les enfants pouvaient être sujets à adoption, la réponse fut par la négative, probablement que les mesures de ce genre interviennent beaucoup plus tôt, avant l’arrivée à l’âge de la scolarité à l’orphelinat.

Nous avons bien senti et compris que l’institut représentait un port d’attache pour les élèves qui arrivés à l’âge d’étudier à la capitale, apprécient de revenir le week-end dans les locaux, l’équipe éducative présente pour les aider dans leur vie adulte naissante.
Nous terminerons notre visite en partageant le repas, de qualité, des enfants, l’approvisionnement en denrées basée sur un système d’appel d’offre.

Nous échangerons autour de la table avec les cadres de l’orphelinat  sur leurs objectifs futurs et sur les parcours passés et présents des élèves, la réussite ayant permis a certains de réussir hors des frontières du pays, études à Boston, businessman dans les pays du golfe, mais aussi d’intégrer l’équipe de direction de l’orphelinat.

En conclusion, cette visite impromptue, nous a permis de voir les conditions de vie d’orphelins dans un village modeste du Kirghizstan,  les actions déjà en place d’ONG ou de donateurs particuliers venues en soutien, et les besoins actuels ou à venir.

Nous avons pu une fois encore constater tout le respect accordé aux visiteurs étrangers que nous fûmes, nous aurons apprécié les échanges avec les élèves, certains n’hésitant pas à prendre la parole en anglais.
Nous remercions une fois encore les enfants pour leur joie gaieté bonne humeur, la direction et l’équipe pédagogique pour nous avoir accordé de leur précieux temps, M. Kande  pour sa disponibilité, son humour et son indispensable traduction !

Un grand merci à la famille Lipos pour leur engagement auprès de VDC.

VOYAGE EN RUSSIE et MONGOLIE – 3 mois d’aventures aux pays de Michel Strogoff et de Gengis Kahn…

Bonjour/Zdravstvouïtié

Après avoir visité Saint-Peterbourg et Moscou avec ses cathédrales aux toits dorés, ses longues façades baroques et néoclassiques des palais, ses canaux, ses jardins où les allées sont parées de statues et de fontaines, le musée de l’ermitage (splendide), la place rouge, les stations de métro moscovites décorées de mosaïque, de sculptures en bronze aux couloirs en marbre ainsi que le goum (centre commercial luxueux) ; la neige stalinienne tombe à Moscou. En fait, c’est le pollen des nombreux arbres de la ville. Les jeunes filles moscovites sont très jolies. Elles créent la mode : des robes longues aux mini-shorts, des rayures aux motifs fleuris, des couleurs vives aux couleurs pâles, des ballerines/sandales aux talons très hauts La vie est chère (20 à 30 % de plus qu’en France), le pouvoir d’achat d’une grande majorité de russes n’est pas élevé. Seul le prix de l’essence est avantageux : 70 centimes d’euro le litre de diesel à payer avant de se servir. Nous constatons qu’une des boites de vitesse de la voiture fuit depuis plusieurs jours nous obligeant à surveiller le niveau régulièrement, tout sera réparé dans un garage d’Oulan Bator grâce à la livraison express d’une pièce envoyée par notre partenaire Euro4X4parts.com.

Deux équipages partent prétextant que la route et les visites les fatiguent. Nous mettrons plusieurs jours à accepter cette situation sachant qu’à Perm une équipe sur place nous attend pour réaliser une action solidaire, de leurs côtés tout se préparait pour accueillir quatre véhicules ; tant pis malgré la grande déception nous assurerons à deux équipages cette rencontre avec le personnel hospitalier et les enfants.

A travers le pays le contact avec les russes est très différent de ce que nous connaissons. Certains russes ne font aucun effort pour nous comprendre. C’est surprenant. D’autres semblent désolés de ne pas nous renseigner en français ou en anglais. L’anglais nous sert peu. Rien de mieux que le langage des signes. Sur la route, les russes sont dangereux : aucun respect de la sécurité routière. Nous croisons des Lada 21.07, des Uaz, des camions par dizaine, des Kamaz, des voitures de luxe sans oublier les Hummer. Les routes sont rectilignes mais souvent en mauvais état. Beaucoup de policiers, peu de contrôles. Les zones traversées sont marécageuses, ce qui explique les moustiques à profusion. Nous avons visité Kazan avec sa Mosquée et ses cathédrales.

Les routes défoncées commencent à solliciter nos véhicules, les révisions du soir sont nécessaires, niveaux, nettoyages, petites réparations rtyhment les bivouacs.

Nous avons réalisé notre premier objectif humanitaire à Perm : un hôpital pour enfants tuberculeux. L’hôpital est vétuste mais propre. Le personnel est attentionné aux enfants. Les chambres possèdent 4 lits. Nos dons sont les bienvenus. Ils semblent manquer de matériel mais n’osent pas le dire. C’est un premier contact.

Les kilomètres s’enchaînent 7000 km à avaler en 2 semaines. Nous privilégions les parkings de camions gardés aux bivouacs avec invasion de moustiques. La voiture est poussiéreuse. Nous aussi. Sur la route, des russes nous saluent gentiment. Nous avons des marques de sympathie. Nous sommes même photographiés.

Nous goutons les spécialités russes, c’est quelquefois “intéressant ” : soupe froide de pommes fermentées avec morceaux de saucisses, concombres, pommes de terre et aneth. Le borchtch (soupe chaude à la betterave) est excellent. Les raviolis à la viande sont acceptables, les beignets fourrés à la viande un peu gras. Nous devons payer le pain qui accompagne nos plats, quelquefois il est rassis. Cela fait partie du folklore. Nous tombons sur des serveuses peu aimables qui nous parlent russes avec impatience, d’autres sont charmantes et rigolent avec nous. Nous cuisinons “français ” avec notre réchaud. Nous continuons la route. Les routes sont parfois très abîmées. Les stations services possèdent souvent des guichets sécurisés avec grille. Nous devons payer à l’avance sinon pas d’essence. Le paysage est verdoyant, toujours marécageux avec des forêts de sapins et de bouleaux. . Nous avons traversé Jekaterinburg, Omsk, Novosibirsk (villes industrielles peu attrayantes). Nous sommes à Krasnojarsk. Quelques pannes soudures de réservoir auxiliaires cassées sur l’Iveco, fuite en sortie de boite de transfert seront résolus en arrivant en Mongolie dans Oulan Bator.

Nous avons visité Irkutsk , contrée où Michel Strogoff prit vie. Jules Verne nous a fait rêvé avec ce roman, nous le vivons aujourd’hui. Ville moderne envahie de panneaux publicitaires avec un marché de produits chinois côtoyant des magasins de luxe. Par ailleurs, de jolis bâtisses aux différents styles, de belles églises. Ville culturelle également : musées, théâtre, cinéma et même un cirque.

Nous reprenons la route. Quelquefois, des vaches broutent sur les bords de la route transibérienne. Une chèvre traverse sans se soucier du passage incessant des véhicules. Nous voyons malheureusement quelques chiens écrasés. Les russes doublent à droite, doublent dans les virages sans visibilité. Souvent, un véhicule se trouve face à nous dans notre file. Aussi beaucoup d’accidents. Il faut redoubler de vigilance.

Nous avons longé au sud, le lac Baïkal. La sérénité qui s’en dégage en fait un endroit unique. La route est vallonnée : les montagnes russes. 8% à 10 % de montées ou de descentes sur 2 km plusieurs fois. Des forêts de sapins à perte de vue. Un bref passage à Ulan Ude puis direction la douane. 2h30 le passage en douane russe et Mongole.

Arrivée en Mongolie, la nature s’offre à nous. Nous ne reconnaissons pas le paysage, nous sommes dans le nord de la Mongolie. La terre est sablonneuse et pourtant l’herbe pousse. Quelques arbres s’élèvent dans ces dunes à perte de vue. Notre premier bivouac mongol est agrémenté par de petits écureuils noirs qui se cachent dès qu’on les approche. Des petits chiens de prairie traversent la route. Au loin, nous apercevons les premières yourtes avec des troupeaux de chèvres. De jeunes cavaliers s’entraînent pour le Naadam. Des yacks broutent au bord de la route. Nous nous dirigeons vers Oulan Baator et déjà nos yeux se brident.

A Oulan Bator, Les jeunes filles utilisent des parapluies en guise d’ombrelles. Il faut dire qu’il fait 35 degrés. Ville du 4X4 par excellence, on les comprend, les routes sont abîmées. Je n’ai jamais croisé autant de Hummer de ma vie. La capitale possède une allure très soviétique, les bâtiments comportent parfois des colonnades, construits en carré autour d’une cour aménagée.

Après avoir visité la ville et ses musées, nous visitons la statue géante de Genghis Khan près de Nalaïkh. Il s’agit d’un monument argenté haut de 40 mètres. On ne peut pas le manquer. Nous retrouvons aussi d’autres voyageurs du cœur avec qui nous prolongeons nos visas.

Nous avons eu l’honneur de rencontrer le vice-ministre de la santé, qui sortait d’une réunion avec le premier ministre pour lui parler de nos actions envers les handicapés de Mongolie avec l’association « Creative pour femmes ».

Nous avons visité le premier monastère bouddhique de Mongolie à Karakorum. À son apogée, 1000 moines vivaient entre ses murs. Nous traversons des steppes aux vertes vallées, des forêts de pinèdes, nous longeons des chaînes montagneuses aux roches volcaniques.

Nous petit-déjeunons souvent en compagnie des chevaux, des yacks, des chèvres et des moutons. Les chiens de prairie rentrent dans leur terrier dès que nous les approchons, pendant que des rapaces volent au dessus de nos têtes.

Les pistes sont de plus en plus difficiles avec des dévers, des roches sur les chemins, des bourbiers ce qui confirme la grande dureté des pistes mongoles annocées avant notre départ. Nous avons retrouvé au bout de 2h30 de recherche dans la steppe nos amis motards réunionnais avec qui nous réalisons un projet de donner les motos achetées par Voyageurs du Coeur à la fin de leur périple à des familles défavorisées. Ambiance chaleureuse assurée sous une pluie de grêle. Le temps change très vite en Mongolie.

Après un bain dans les sources chaudes, nous nous dirigeons vers Tsetselerg. Beaucoup de mouches mais pas de mouches TséTsé…

Les toits jaunes, verts, bleus, rouges des maisons des villages égayent les vertes vallées. Au loin, nous apercevons des dizaines de points blancs et noirs au flanc des montagnes, ce sont des troupeaux de chèvres et de moutons.

Après Tsetselerg, nous nous arrêtons près de la formation rocheuse de Taïkhar Chuluu. Une légende raconte qu’un grand baatar aurait anéanti un énorme serpent avec cette gigantesque pierre. La modernité fait son apparition dans les steppes, les troupeaux sont quelquefois rassemblés par des motards. Les antennes satellite et les panneaux solaires ornent les yourtes.

Nous reprenons les routes/pistes “Orangina, secouez-moi, secouez-moi” à cause des cailloux, des roches, des ravines… Le linge étendu à l’arrière de la voiture, fait des soleils. Nous roulons à 20 -30 km/h. Nous avons appris à vivre avec la poussière, la boue et les inondations. Les Hommes et la mécanique souffrent. Heureusement, la gentillesse des nomades, les paysages somptueux, la faune et la flore nous émerveillent. L’odeur du thym sauvage dans les prairies réveille nos sens perdus.

À Tosontsengel ; les maisons en bois, les allées poussiéreuses et les cavaliers donnent à cette ville un air de Far-west. Uliastay est entourée de rivières, la vallée est luxuriante. On en profite pour faire nos lessives.

Surprise, en faisant nos courses en ville : nous retrouvons nos amis Voyageurs du Cœur avec deux jours d’avance. Grande retrouvaille. Quel bonheur ! En nous dirigeant à trois véhicules vers Altay, la piste devient sablonneuse. Nous croisons un troupeau de chameaux. Jolie rencontre, au détour d’un chemin. En se dirigeant ver Biger, nous bivouaquons à 3000 mètres d’altitude, il fait très froid, la doudoune est obligatoire.

Le lendemain, nous traversons un canyon, il fait 40 degrés. Nous roulons dans le lit d’un torrent sur 10 kilomètres avec de réels franchissements, un 4X4 est indispensable. Il faudra plus de 2 heures à la sortie pour faire 6 kilomètres et rejoindre une piste.

Nous sommes dans le désert de Gobi, désert de cailloux, désert de sable. À Bayan-Ondor, nous réalisons un objectif. Nous faisons dessiner les enfants du village et leur offrons des feutres, crayons de couleurs, ballons, survêtements. Ils nous ravissent en réalisant un spectacle de danse, c’est fantastique. Un chanteur nous interprète un chant diphonique, une jeune fille réalise des acrobaties. C’est fabuleux. Moment magique parmi les villageois.

Nous traversons Gurvantes. Nous reprenons la piste après avoir planté un drapeau pour notre partenaire Euro4X4parts.com dans une dune de sable. Nous lui devons bien cela sans lui plusieurs véhicules n’auraient pas été prêts et nous avons la chance d’avoir leur support de deux pannes importantes en recevant les pièces gratuitement depuis la France. Chapeau à eux pour leur soutien…

Nous arrivons à Dalanzadag capitale du Gobi. Trois jours à réparer les véhicules et panser les plaies du Gobi. La traversée a été difficile avec un des véhicules qui s’arrêtait tous les 20 kilomètres (problème de pompe), problème de chauffe moteur, radiateur perçé en plein désert (réparation avec soudure à froid et produit stop fuite), silents blocs amortisseurs fondus du à la tôle ondulée difficile à supporter…

Le périple continue, nous remontons vers la capitale. En chemin, nous assistons à plusieurs Naadam (course de chevaux, lutte, tir à l’arc). La course de chevaux s’étend sur 24 km, les cavaliers (des enfants) arrivent épuisés, les chevaux, en sueur. Il faut du courage pour finir la course. Deux chevaux traversent la ligne d’arrivée, seuls. Certains enfants montent à cru, en guise de bottes portent des chaussettes, sans bombe sur la tête. Heureusement les chutes sont peu fréquentes. La course est encadrée par des 4X4. Les enfants sont quelquefois très jeunes. À croire qu’ils ont appris à faire du cheval avant de marcher.

Les archers visent des cibles à terre. Lorsqu’elles sont atteintes, les ramasseurs de flèches entament un chant en levant les bras. Les combats de lutteurs sont quelquefois inéquitables, les poids légers peuvent rivaliser avec des poids lourds. Ils sont beaux ces athlètes vêtus d’une culotte découpée sur les cuisses, d’un boléro bleu ou rouge, de solides bottes de cuir à bout relevé et d’une calotte à pans rabattables en velours.

Nous prenons des pistes pour rejoindre Bulgan dans le nord. Il pleut et les pistes sont détrempées. Nous dépannons 2 véhicules avec notre treuil.  Jamais 2 sans 3, en descendant une piste de montagne, nous glissons sur la glaise plongeant une roue dans une ravine. Nous n’avions pas encore testé les pistes “patinoire” maintenant, c’est fait. Grosse frayeur car même à l’arrêt le véhicule glissait vers une piste abrubte, blocages mis en 1ere courte nous tentons de redresser doucement sans freiner mais la pente a eu raison du véhicule qui se couche sur le côté… Après quelques heures et d’huile de coude nous réussissons à le mettre en travers et lui permettre de franchir à coups de pelle et plaques les fossés permettant de rejoindre les champs. Une journée à rechercher une sortie pour s’échapepr de cette vallée.

Nous finissons le séjour mongol en visitant le monastère d’Amarbayasgalant avec ses temples bouddhiques. Nous avons de plus en plus de problèmes avec la boite de vitesse et la boite de transfert mais pas le choix nous reprenons la route du Nord… On croise les doigts.

2 heures à la douane de Kyakhta, nous revoilà en Russie.

Ulan-Ude, Irkutsk, nous sommes sur le chemin de retour.

On longe le lac baikal quand soudain bling, blang, bong la boite de vitesse joue de la batterie, le levier de vitesse se bloque mais nous offre une chance de continuer en acceptant la 3éme vitesse en guise de salut. Nous arrivons péniblement jusqu’au garage Toyota d’Irkoustk qui après une réflexion de la part des dirigeants acceptent finalement que l’on entre dans cet immense salle gorgée de ponts aux rutilantes berlines 4X4 perchées comme pour affirmer la suprématie de la marque en Russie. Démontage des deux boites de vitesse de notre 4X4 meurtri, le verdict est sans appel ; pas possible de réparer il faudra rappatrier la voiture à Paris mais comment faire, nous sommes à 10000 kms de Paris…

Après moultes négociations qui auront duré 5 jours, Mondial Assistance accepte de nous rappatrier en France dans le garage de notre choix. Nous restons 10 jours à Irkoutsk pour réussir le challenge de réussir à faire partir la voiture sans nous… La panne est une rencontre, nous avons cette chance de rencontrer Ivan parlant bien le français qui va nous faciliter les démarches avec les douanes, nous mettre en relation avec Olga la traductrice qui nous facilitera aux notaires chargés d’acter nos démarches administratives. 3 semaines plus tard la voiture arrive à bon port à Lyon au garage Couteau spécialiste de ce modèle de voiture.

La Mongolie, un pays à parcourir avec un vrai 4X4 sur la partie sud l’Altai et le Gobi. Nous avons subi des journées entières des pistes en devers, de la tôle ondulée, des pistes avec des ravines énormes, des cuvettes à franchir ou l’arrière touchait à chaque passage, des rivières à franchir, des culs de sacs en montagne au bout de 50 kms d’exploration… Un pays, un peuple à découvrir avant que la mondialisation transforme les fils du vent nomades aux grandes steppes en sédentaires entassés dans les grandes villes…

Article sur 4X4pasion 

 

Remontée vers le Nord de la Mongolie…

 

IMG_2151

3 âmes se sont envolées et le périple continue.
Nous remontons vers la capitale. En chemin, nous assistons à plusieurs Naadam (course de chevaux, lutte, tir à l’arc).
La course de chevaux s’étend sur 24 km, les cavaliers (des enfants) arrivent épuisés, les chevaux, en sueur. Il en faut du courage pour finir la course. Deux chevaux traversent la ligne d’arrivée, seuls. Certains enfants montent à cru, en guise de bottes portent des chaussettes, sans bombe sur la tête. Heureusement les chutes sont peu fréquentes. La course est encadrée par des 4X4. Les enfants sont quelquefois très jeunes. À croire qu’ils ont appris à faire du cheval avant de marcher.
Les archers visent des cibles à terre. Lorsqu’elles sont atteintes, les ramasseurs de flèches entament un chant en levant les bras.
Les combats de lutteurs sont quelquefois inéquitables, les poids légers peuvent rivaliser avec des poids lourds. Ils sont beaux ces athlètes vêtus d’une culotte découpée sur les cuisses, d’un boléro bleu ou rouge, de solides bottes de cuir à bout relevé et d’une calotte à pans rabattables en velours.
À Oulan Bator, nous déposons le jeune Arthur qui prend l’avion pour rentrer en France.
Nous prenons des pistes pour rejoindre Bulgan. Il pleut et les pistes sont détrempées. Nous dépannons 2 véhicules avec notre treuil. Jamais 2 sans 3.
En descendant une piste de montagne, nous glissons sur la glaise et hop, une roue dans une ravine. Nous n’avions pas encore testé les pistes “patinoire” maintenant, c’est fait.
Nous finissons le séjour mongol en visitant le monastère d’Amarbayasgalant avec ses temples bouddhiques.
2 heures à la douane de Kyakhta, nous revoilà en Russie.
Ulan-Ude, Irkutsk, nous sommes sur le chemin de retour.

Traversée du désert de Gobi…

 

feu gobi
Les toits jaunes, verts, bleus, rouges des maisons des villages égayent les vertes vallées. Au loin, nous apercevons des dizaines de points blancs et noirs au flanc des montagnes, ce sont des troupeaux de chèvres et de moutons.
Après Tsetselerg, nous nous arrêtons près de la formation rocheuse de Taïkhar Chuluu. Une légende raconte qu’un grand baatar (avec 2 a SVP, ce qui signifie : héros) aurait anéanti un énorme serpent avec cette gigantesque pierre.
La modernité fait son apparition dans les steppes, les troupeaux sont quelquefois rassemblés par des motards. Les antennes satellite et les panneaux solaires ornent les yourtes.
Nous reprenons les routes/pistes “Orangina, secouez-moi, secouez-moi” à cause des cailloux, des roches, des ravines… Mon linge étendu à l’arrière de la voiture, fait des soleils. Nous roulons à 20 -30 km/h. Nous avons appris à vivre avec la poussière, la boue et les inondations. Les Hommes et la mécanique souffrent.
Heureusement, la gentillesse des nomades, les paysages somptueux, la faune et la flore nous émerveillent. L’odeur du thym sauvage dans les prairies réveillent nos sens perdus.
À Tosontsengel, les maisons en bois, les allées poussiéreuses et les cavaliers donnent à cette ville un air de Far-west.
Uliastay est entourée de rivières, la vallée est luxuriante. On en profite pour faire nos lessives.
Surprise, en faisant nos courses en ville : nous retrouvons nos amis Isabelle et Didier avec deux jours d’avance. Grande retrouvaille. Quel bonheur !
En nous dirigeant vers Altay, la piste devient sablonneuse. Nous croisons un troupeau de chameaux. Joli rencontre, au détour d’un chemin.
En se dirigeant ver Biger, nous bivouaquons à 2825 m d’altitude, il fait très froid, la doudoune est obligatoire.
Le lendemain, nous traversons un canyon, il fait 40 degrés. Nous roulons dans le lit d’un torrent, un 4X4 est indispensable.
Nous sommes dans le désert de Gobi, désert de cailloux, désert de sable.

bayan ondor mongolie
À Bayan-Ondor, nous réalisons un objectif. Nous faisons dessiner les enfants du village et leur offrons des feutres, crayons de couleurs, ballons, survêtements. Ils nous ravissent en réalisant un spectacle de danse, c’est fantastique. Un chanteur nous interprète un chant diphonique, une jeune fille réalise des acrobaties. C’est fabuleux. Moment magique parmi les villageois.
Nous traversons Gurvantes.

 

 

drapeau
Nous reprenons la piste après avoir planté un drapeau dans une dune de sable.
Nous sommes actuellement à Dalanzadag
Véronique rieu

De la capitale à la steppe…

 

statue chinggis kahnA Oulan Bator, Les jeunes filles utilisent des parapluies en guise d’ombrelles. Il faut dire qu’il fait 35 degrés.
Ville du 4X4 par excellence, on les comprend, les routes sont abîmées. Je n’ai jamais croisé autant de Hummer de ma vie. La capitale possède une allure très soviétique, les bâtiments comportent parfois des colonnades, construits en carré autour d’une cour aménagée.
Après avoir visité la ville et ses musées, nous visitons la statue géante de Genghis Khan près de Nalaïkh. Il s’agit d’un monument argenté haut de 40 mètres. On ne peut pas le manquer LOL.
Nous revenons à Oulan Bator pour récupérer Arthur qui est venu en avion, le veinard. Nous retrouvons aussi d’autres voyageurs du cœur avec qui nous prolongeons nos visas.
Nous avons eu l’honneur de rencontrer le vice-ministre de la santé, qui sortait d’une réunion avec le premier ministre. Merci Laurent, pour ton ” perfect english language” sans toi, ouille, ouille, ouille.
Nous avons visité le premier monastère bouddhique de Mongolie à Karakorum. À son apogée, 1000 moines vivaient entre ses murs.
Nous traversons des steppes aux vertes vallées, des forêts de pinèdes, nous longeons des chaînes montagneuses aux roches volcaniques.
Nous petit-déjeunons souvent en compagnie des chevaux, des yacks, des chèvres et des moutons. Les chiens de prairie rentrent dans leur terrier dès que nous les approchons, pendant que des rapaces volent au dessus de nos têtes.
Les pistes sont de plus en plus difficiles avec des dévers, des roches sur les chemins, des bourbiers mais les garçons adorent.
Nous avons retrouvé nos amis motards réunionnais avec qui nous réalisons un projet de donner les motos à la fin de leur périple à des familles défavorisées. Ambiance chaleureuse assurée sous une pluie de grêle. Le temps change très vite en Mongolie.
Après un bain dans les sources chaudes, nous sommes actuellement à Tsetselerg. Beaucoup de mouches mais pas de mouches Tsétsé LOL
Bises à tous
Véronique pour VDC

Oulan Bator

Coucou la France

Oulan Bator, non, Ulan Baator, non, Ulaan Bataar, bref nous sommes à la capitale que l’on écrit de différentes façons. Je vous épargnerai l’écriture cyrillique.
Ville en pleine évolution avec ses nouvelles boutiques, ses immeubles en construction, ses nouvelles entreprises, Oulan Bator reste une ville chargée d’histoire avec sa place Sukhbaatar où trône Genghis Khan au milieu du parlement.
Dans les grandes avenues, les mongols jouent du klaxon, ils forcent le passage pour se glisser dans la circulation. Les voitures se rasent à 1 cm près. Pourtant pas d’agressivité au volant.
Des femmes et des hommes cantonniers balaient le bord des routes poussiéreuses.
De nombreux 4X4 sillonnent la ville, mais ils sont en diminution par rapport à 2010. Il faut dire que l’essence a triplé nous a raconté notre ami Chouka.
Non, Chouka, n’est pas un nom tiré du film “la guerre des étoiles”. LOL.
En pleine capitale, les immeubles sont agrémentés d’aires de jeux pour les enfants et d’appareils de sport d’extérieur quelquefois. J’en ai utilisé un, j’ai du perdre 30 grammes. LOL.
Nous avons goûté au thé au lait de yack salé ainsi que la viande de mouton bouilli. Que de souvenirs, n’est-ce-pas Marie-Laure et Gildas ?
J’ai pensé très fort à toi, Karine, en buvant mon thé.
Nous retrouvons nos amis Baasanjav et Raghi avec qui nous allons réalisé un projet solidaire.
L’idée est de réaliser un manuel informatique à destination des handicapés, de l’éditer et de le distribuer à un nombre plus important de jeunes.
Les garçons sont au garage pour des réparations et une révision des 4X4, les routes russes n’ont pas épargné nos véhicules.
À bientôt
Bises
Véro

Mon Capitaine

Bonjour à tous
Suite de notre aventure.
Nous avons visité Irkutsk , contrée où Michel Strogoff prit vie. Jules Verne se retournerait dans sa tombe s’il voyait ce qu’est : Irkutsk d’aujourd’hui. Ville moderne envahie de panneaux publicitaires avec un marché de produits chinois côtoyant des magasins de luxe. Par ailleurs, de jolis bâtisses aux différents styles, de belles églises. Ville culturelle également : musées, théâtre, cinéma et même un cirque.
Nous reprenons la route. Quelquefois, des vaches broutent sur les bords de la route transibérienne. Une chèvre traverse sans se soucier du passage incessant des véhicules. Nous voyons malheureusement quelques chiens écrasés. Les russes sont des “fous du volant”, ils doublent à droite, doublent dans les virages sans visibilité. Souvent, un véhicule se trouve face à nous dans notre file. Aussi beaucoup d’accidents. Il faut redoubler de vigilance mais nos conducteurs français sont prudents.
Nous avons longé au sud, le lac Baïkal. La sérénité qui s’en dégage en fait un endroit unique.
La route est vallonnée : les montagnes russes. 8% à 10 % de montées ou de descentes sur 2 km plusieurs fois. Des forêts de sapins à perte de vue.
Un bref passage à Ulan Ude puis direction la douane.
2h30 le passage en douane.
Arrivée en Mongolie, la nature s’offre à nous. Nous ne reconnaissons pas le paysage, nous sommes dans le nord de la Mongolie. La terre est sablonneuse et pourtant l’herbe pousse. Quelques arbres s’élèvent dans ces dunes à perte de vue. Notre premier bivouac mongol est agrémenté par de petits écureuils noirs qui se cachent dès qu’on les approche. Des petits chiens de prairie traversent la route. Au loin, nous apercevons les premières yourtes avec des troupeaux de chèvres. De jeunes cavaliers s’entraînent pour le Naadam. Des yacks broutent au bord de la route. Nous nous dirigeons vers Oulan Baator et déjà nos yeux se brident. LOL.
Bises à tous

Nouvelles du 21 juin 2013

Bonjour à tous
Suite de l’expédition :
Dans les villes de Province, la vie semble s’être arrêtée il y a 20 ou 30 ans. Pas toujours de trottoirs pour les piétons, des allées poussiéreuses, des routes principales avec des trous béants pouvant aller jusqu’à 30 cm de profondeur, des maisons en bois aux toits en tôle, des immeubles mal entretenus, des bidons en guise de poubelles, des parcs où les mauvaises herbes ont définitivement élus domicile.
Par contre, des places agrémentées de fontaines où les enfants viennent jouer ; des statues à la gloire de travailleurs épanouis, de soldats ou de poètes ; des bâtiments officiels transformés en boutiques.
Le réseau ferroviaire est développé. Nous croisons des passages à niveaux aux guérites grillagés. Des trains composés de plus de 50 wagons sont tractés par 2 locomotives à l’avant.
Nous sommes actuellement à Irkutsk près du lac Baïkal. Nous pensons prendre une chambre pour la nuit. Un peu de confort, “nous le valons bien” LOL
Bises à tous
Véro

Nouvelle du 19 Juin 2013

Nouvelles du voyage VDC en Russie et Mongolie :

Bonjour/Zdravstvouïtié

Après avoir visité Saint-Peterbourg et Moscou avec ses cathédrales aux toits dorés, ses longues façades baroques et néoclassiques des palais, ses canaux, ses jardins où les allées sont parées de statues et de fontaines, le musée de l’ermitage (splendide), la place rouge, les stations de métro moscovites décorées de mosaïque, de sculptures en bronze aux couloirs en marbre ainsi que le goum (centre commercial luxueux) ; la neige stalinienne tombe à Moscou (LOL). En fait, c’est le pollens des nombreux arbres de la ville. Les jeunes filles moscovites sont très jolies. Elles créent la mode : des robes longues aux mini-shorts, des rayures aux motifs fleuris, des couleurs vives aux couleurs pâles, des ballerines/sandales aux talons très hauts.

La vie est chère (20 à 30 % de plus qu’en France), je ne sais pas comment les russes font. Seul le prix de l’essence est avantageux : 75 centimes d’euro le litre de diesel. Le contact avec les russes est très différents de ce que nous connaissons. Certains russes ne font aucun effort pour nous comprendre. C’est surprenant. D’autres semblent désolés de ne pas nous renseigner en français ou en anglais. L’anglais nous sert peu. Rien de mieux que le langage des signes. Sur la route, les russes sont dangereux : aucun respect de la sécurité routière. Nous croisons des Lada 21.07, des Uaz, des camions par dizaine, des Camaz, des voitures de luxe sans oublier les Hummer. Les routes sont rectilignes mais souvent en mauvais état. Beaucoup de policiers. Les zones traversées sont marécageuses, ce qui explique les moustiques à profusion.

Nous avons visité Kazan avec sa Mosquée et ses cathédrales. Nous avons réalisé notre premier objectif humanitaire à Perm : un hôpital pour enfants tuberculeux. L’hôpital est vétuste mais propre. Le personnel est attentionné aux enfants. Les chambres possèdent 4 lits. Un parc de jeux juxtapose le bâtiment, il est tout neuf (c’est une donation d’un groupe pétrolier). Vos dons sont les bienvenus également . Ils semblent manquer de matériel mais n’osent pas le dire. C’est un premier contact.

Nous sommes passés à Jekaterinburg, Omsk, Novosibirsk (villes peu attrayantes); nous nous dirigeons actuellement vers Krasnojarsk. Les kilomètres s’enchaînent 7000 km. Nous privilégions les parkings de camions gardés aux bivouacs avec invasion de moustiques. La voiture est poussiéreuse. Nous aussi. Sur la route, des russes nous saluent gentiment. Nous avons des marques de sympathie. Nous sommes même photographiés. Je vais encore me retrouver sur Facebook à l’insu de mon plein gré LOL.

Nous goutons les spécialités russes, c’est quelquefois “intéressant ” : soupe froide de pommes fermentées avec morceaux de saucisses, concombre, pommes de terre et aneth. Le borchtch (soupe chaude à la betterave) est excellent. Les raviolis à la viande sont  acceptables, les beignets fourrés à la viande un peu gras. Nous devons payer le pain qui accompagne nos plats, quelquefois il est rassis. Cela fait partie du folklore. Nous tombons sur des serveuses peu aimables qui nous parlent russes avec impatience, d’autres sont charmantes et rigolent avec nous. Nous cuisinons “français ” avec notre réchaud car rien ne vaut la cuisine française. Nous continuons la route. Les routes sont parfois très abîmées. Les stations services possèdent souvent des guichets sécurisés avec grille. Nous devons payer à l’avance sinon pas d’essence. Le paysage est verdoyant, toujours marécageux avec des forêts de sapins et de bouleaux. . Nous avons traversé Jekaterinburg , Omsk, Novosibirsk (villes industrielles peu attrayantes). Nous sommes à Krasnojarsk. Nous continuons notre petit bonhomme de chemin…

Désir de Mongolie

DESIR DE MONGOLIE

Désir de s’immerger jusqu’à l’âme dans l’immensité pure des origines ?… poussez la porte d’une autre dimension… là où le bleu vibre avec l’or du ciel… où la lumière se reflète dans les yeux plissés par le vent des siècles… là où l’éternité et l’instant se rejoignent, où le point de coordonnées longitude-latitude et l’infini ne font plus qu’une seule et même chose… rien n’arrête le regard.

Il y aurait des lacs et des rivières, des prairies et des montagnes, des steppes herbues, des étendues qui sablent et qui rocaillent, traversés de horde en transhumance: ovins, yaks, chevaux… chameaux de Bactriane aux longs poils apprêtés pour l’hiver… grues-demoiselles près d’un ruisseau, près de la piste, près de vous… chiens de prairie tels des boules de flipper à votre passage… survolés par l’envergure d’un aigle.

Il y aurait une impulsion de désert dans l’air odorant de sable qui parvient par brassées de vent à chaque inspiration. Vous vous sentez emplis d’une émotion irrisante: espace, lumière, silence. Plénitude au confluent d’un paysage réel incandescent de beauté et d’un paysage intérieur renouvelé. Et si d’aventure vous tendez l’oreille aux chants de la vastitude, vous percevrez le souffle rauque des conques qui appellent à la cérémonie au monastère d’Erdene Zuu.

Il y aurait le parfum de la fumée de bois, de la laine de moutons, quand vous baissez la tête pour entrer dans la yourte, sur vos mains la chaleur d’une tasse de thé salé au lait de dri, dans votre mémoire le pétillement des regards aux pommettes rouges. Il y aurait le silence minéral de l’Altaï dans un soir mauve orangé – là où la terre devient ciel, c’est l’horizon.

Il y aurait des noms aux sonorités rebondissantes comme les gazelles de la province de Sühbaatar, des sonorités à faire battre le cœur plus vite, Bayankongör, Tsetserleg, Oulaan-Bator, Karakorum, des sonorités à mettre les jambes en mouvement… jusque là où les étoiles veillent sur le silence chaleureux de la Terre…

Un pays qui vous cavalcade l’âme, un pays que vous quittez avec une seule pensée: y revenir. La Mongolie.

Texte écrit par Isabelle ROBIN en 2011 pour Voyageurs du Coeur