Expédition Voyageurs du Cœur RUSSIE/ MONGOLIE 2013… Retour sur expérience vécue pendant 3 mois…

Dates :  01/06/2013 au 31/08/2013

Durée du voyage : 3 mois

Kilométrage parcouru : 17000 km sur les 25000 prévus

Litres de gasoil consommés : 2550 Litres

Distance quotidienne : 400/ 500 km en Russie et 150/200 km en Mongolie

Nombre d’étapes : 12 grandes villes étapes.

Coût global : +/- 7000 € dont 500€ de visas.

Voir la galerie photos sur la Mongolie:

Un itinéraire aventureux  leur a permis d’effectuer une grande boucle à travers la Mongolie centrale et méridionale et le désert de Gobi. Ils ont pu découvrir l’essentiel de la Mongolie; les dunes et les plaines arides du Gobi, les montagnes boisées ainsi que  les steppes verdoyantes de Khangai avec leurs éleveurs-nomades de chameaux, chèvres, moutons et yacks. 
Des nuits sous la yourte à côté de familles nomades ont permis a notre groupe de reporters d’échanger sur les cultures respectives et même de partager de la cuisine locale Réunionnaise apporté dans les bagages. Les UAZ transportaient aussi un video projecteur utilisé pour projeter des films de leurs précédentes expéditions aux populations nomades.

Un caméraman professionnel Serge Marizy a suivi l’expédition pour réaliser un reportage qui sera diffusé sur les chaines locales de l’île de la réunion.

Le véhicule Toyota Land Cruiser HZJ 78 4,2 L 6 cylindres.

Après avoir roulé des années en Land 110, nous recherchions un véhicule  avec un plus grand volume  habitable pour ne plus être obligé de dormir dans une tente de toit. Nous voulions un véhicule avec de bonnes capacités de franchissement et notre choix s’est porté sur un Toyota Land Cruiser HZJ 78  d’occasion équipé d’origine des blocages de ponts AR et AR ainsi qu’un blocage central et équipé d’un toit relevable de chez Roy Créations.

Nous avons mis deux ans à le préparer, bien aidé en cela par nos différents partenaires dont notamment Euro4x4parts.

Notre toy a été équipé de pare-chocs ARB,  d’un réservoir de gasoil de 150l LRA, des lames OME renforcées accompagnées d’amortisseurs TouchDog, d’un treuil 6t T-MAX pour nous sortir d’éventuelles mauvaises passes, de rails aéro pour fixer tout le matos, de jantes acier de HZJ105 réputées super solides montées de pneus BF Goodrich MUD. Qcuestion mécanique le radiateur,  la pompe à eau,  et l’embrayage ont été remplacé remis à neuf. Toutes ces modifs ont été validées par un petit voyage test au Portugal.

Quelques mois avant le départ nous avons confié la réfection des boites de vitesse et de transfert à un préparateur local  mais comme nous le verrons plus loin cela ne nous a pas porté vraiment chance au cours de ce voyage…

Départ Gagny

1er juin – 6hr du matin le réveil sonne… Ca y est c’est le grand jour… Toute la maison se réveille avec une certaine angoisse liée au départ… Nos deux filles encore dans un nuage déjeunent avec nous et de nouveau nous donnons les dernières recommandations pour ce voyage de 3 mois… « eh les parents cool, on va gérer la maison pendant votre voyage partez tranquille »… BAC et 18 ans pour la dernière et BTS pour la grande seront des épreuves qu’elles devront franchir seules, mais nous avons leur bénédiction, donc cap à l’est… Nous sortons dans la rue et nos amis voisins nous attendent pour nous dire un dernier au revoir… 8h le 6 cylindre du Toyota se met en route pour affronter les milliers de kms qui nous séparent de nos objectifs…

Zdravstvouïtié ! (Bonjour en Russe !)

Après avoir visité Saint-Peterbourg et Moscou avec ses cathédrales aux toits dorés, ses longues façades baroques et néoclassiques des palais, ses canaux, ses jardins où les allées sont parées de statues et de fontaines, le musée de l’ermitage (splendide), la place rouge (pas si grande en fait!), les stations de métro moscovites décorées de mosaïque, de sculptures en bronze aux couloirs en marbre ainsi que le Goum ( Luxeux centre commercial) ; la neige Stalinienne tombe à Moscou. En fait de neige, c’est le pollen des nombreux arbres de la ville qui tombe !

Les jeunes filles moscovites sont très jolies. Elles créent la mode : des robes longues aux mini-shorts, des rayures aux motifs fleuris, des couleurs vives aux couleurs pâles, des ballerines/sandales aux talons très hauts. La vie est chère (20 à 30 % de plus qu’en France), le pouvoir d’achat d’une grande majorité de russes n’est pas élevé. Seul le prix de l’essence est avantageux : 70 centimes d’euro le litre de diesel à payer avant de se servir.

Le contact avec les russes est très différent de ce que nous connaissons. Certains russes ne font aucun effort pour nous comprendre. C’est surprenant. D’autres semblent désolés de ne pas pouvoir nous renseigner en Français ou en Anglais. L’Anglais nous sert assez peu.

Rien de mieux que le langage des signes. Sur la route, les russes sont dangereux : aucun respect de la sécurité routière. Nous croisons des Lada , des Uaz, des camions par dizaine, des Kamaz (photo kamaz), des voitures de luxe sans oublier les Hummer (photo hummer). Les routes sont rectilignes mais souvent en mauvais état. Beaucoup de policiers. Les zones traversées sont marécageuses, ce qui explique les profusions de moustiques . Nous avons également au passage visité Kazan avec sa Mosquée et ses cathédrales.

Les routes défoncées commencent à solliciter nos véhicules, les révisions du soir sont nécessaires, niveaux, nettoyages, petites réparations rythment les bivouacs.

HOPITAL DE PERM et premier objectif humanitaire.

Vendredi 14 juin, départ de chez nos amis Russes Olga et sa famille direction l’hôpital pour enfants tuberculeux car il est finalement impossible de se rendre à l’orphelinat comme initialement prévu.  Le directeur craint des représailles suite à des recommandations fortes de Moscou de ne pas laisser de Français se rendre dans certaines institutions, nous comprenons que cela a un rapport avec la loi votée récemment sur le mariage gay… Arrivés à l’hôpital avec seulement 2 véhicules, des gardiens nous accueillent comme le prévoit l’accès réglementé. Les bâtiments sont vétustes. Nous remarquons à l’entrée des équipements sportifs tout neufs donnés par un groupe pétrolier. Nous sortons les dons dans la cour, une femme en robe de chambre nous accueille suivie d’une infirmière en blouse blanche. Au bout de quelques minutes les enfants sortent dans la cour, ils rigolent car nous avons mis nos chapeaux « bagna » pour les amuser. Nous distribuons des maillots de foot et ballons aux plus grands enfants. Les regards amusés font plaisir à voir, ces enfants de 1 à 15 ans sont habillés en civil et  jouent dans le parc pendant que nous transportons les dons à l’intérieur de l’hôpital et réaliser une visite. Une responsable nous montre des chambres toutes petites avec 4 lits très rustiques, pas de chambre seule pour les enfants contagieux. Ce sont les parents qui apportent à manger aux enfants. La directrice nous remet une attestation de dons avec un mot extrêmement touchant qui exprime que notre venue leur donne du courage pour continuer.

Traversée de la Russie (suite)…

Deux jours plus tard, nous reprenons la route. Les kilomètres s’enchaînent, reste encore 7000 km à avaler en 2 semaines. Nous privilégions les parkings de camions gardés. Aux bivouacs c’est l’ invasion de moustiques. La voiture est poussiéreuse. Nous aussi. Sur la route, des Russes nous saluent gentiment. Nous avons des marques de sympathie. Nous sommes même photographiés.

Nous goûtons les spécialités Russes, c’est quelquefois « intéressant  » : soupe froide de pommes fermentées avec morceaux de saucisses, concombres, pommes de terre et aneth. Le borchtch (soupe chaude à la betterave) est excellent. Les raviolis à la viande sont acceptables, les beignets fourrés à la viande un peu gras. Nous devons payer le pain qui accompagne nos plats, quelquefois il est rassis. Cela fait partie du folklore. Nous tombons au choix  sur des serveuses peu aimables qui nous parlent Russes avec impatience ou d’autres plus charmantes qui rigolent avec nous. Aux Bivouacs nous cuisinons « Français  » avec notre réchaud. Nous continuons notre trajet. Les routes sont parfois très abîmées. Les stations services possèdent souvent des guichets sécurisés avec grilles ,ici les pleins d’essence se paient d’avance ! Le paysage est verdoyant, toujours marécageux avec des forêts de sapins et de bouleaux. . Nous avons traversé Jekaterinburg, Omsk, Novosibirsk (villes industrielles peu attrayantes). Nous sommes à Krasnojarsk. Premières pannes, comme ces soudures de réservoir auxiliaire cassées sur l’iveco 4×4 et  fuite en sortie de boite de transfert pour le Toyota.

Nous faisons une pause à Irkutsk , contrée où Michel Strogoff prit vie. Jules Verne nous a fait rêvé avec ce roman, nous le vivons aujourd’hui. Ville moderne envahie de panneaux publicitaires avec un marché de produits chinois côtoyant des magasins de luxe. Par ailleurs, de jolis bâtisses aux différents styles, de belles églises. Ville culturelle également : musées, théâtre, cinéma et même un cirque. 
Nous reprenons la route. Quelquefois, des vaches broutent sur les bords de la route transsibérienne. Une chèvre traverse sans se soucier du passage incessant des véhicules. Nous voyons malheureusement quelques chiens écrasés. Les Russes doublent à droite ou encore dans les virages sans visibilité. Il n’est pas rare de trouver un véhicule face à nous dans notre file. Il y a beaucoup d’accidents. Il faut être ultra vigilant !

Nous avons longé au sud, le lac Baïkal. La sérénité qui s’en dégage en fait un endroit unique. La route est très vallonnée, 8% à 10 % de montées ou de descentes sur 2 km plusieurs fois, les « montagnes Russes » en vrai !  
Un bref passage à Ulan Ude puis direction la douane. 2h30 le passage en douane Russe et Mongole où il faut un peu jouer des coudes pour ne pas se laisser déborder.

la Mongolie s’offre à nous…

Arrivée en Mongolie, la nature s’offre à nous . Nous ne reconnaissons pas le paysage, nous sommes dans le nord de la Mongolie. La terre est sablonneuse et pourtant l’herbe pousse. Quelques arbres s’élèvent dans ces dunes à perte de vue. Notre premier bivouac Mongol est agrémenté par de petits écureuils noirs qui se cachent dès qu’on les approche. Des chiens de prairie traversent la route. Au loin, nous apercevons les premières yourtes avec leurs troupeaux de chèvres. De jeunes cavaliers s’entraînent pour le Naadam (course de chevaux, lutte, tir à l’arcs). Des Yacks broutent au bord de la route. Nous nous dirigeons vers Oulan Baator et déjà nos yeux se brident.

A Oulan Bator, Les jeunes filles utilisent des parapluies en guise d’ombrelles. Il faut dire qu’il fait 35 degrés.
Ville du 4X4 par excellence, on les comprend, les routes sont défoncées. Nous n’avons jamais croisé autant de Hummer de notre vie. La capitale possède une allure très Soviétique, les bâtiments comportent parfois des colonnades, construits en carré autour d’une cour aménagée.
Après avoir visité la ville et ses musées, nous visitons la statue géante de Genghis Khan près de Nalaïkh. Il s’agit d’un monument argenté haut de 40 mètres. On ne peut pas le manquer.
Nous retrouvons d’autres menbres des VOYAGEUR DU COEUR avec qui nous prolongeons nos visas. 
Nous avons eu l’honneur de rencontrer le vice-ministre de la santé, qui sortait d’une réunion avec le premier ministre pour lui parler de nos actions envers les handicapés de Mongolie.

Nous avons visité le premier monastère bouddhique de Mongolie à Karakorum. À son apogée, 1000 moines vivaient entre ses murs.
Nous traversons des steppes aux vertes vallées, des forêts de pinèdes, nous longeons des chaînes montagneuses aux roches volcaniques.
Nous petit-déjeunons souvent en compagnie des chevaux, des yacks, des chèvres et des moutons.Les chiens de prairie décidément toujours aussi timide rentrent dans leur terrier dès que nous les approchons, pendant que des rapaces volent au dessus de nos têtes.
Les pistes sont de plus en plus difficiles avec des dévers, des ponts des roches sur les chemins, des bourbiers ce qui confirme la grande dureté des pistes Mongoles annoncées avant notre départ.

Nous avons aussi retrouvé nos amis motards Réunionnais du groupe Motoland. Ambiance chaleureuse assurée sous une pluie de grêle. Le temps change très vite en Mongolie.
Après un bain dans des sources chaudes, nous nous dirigeons vers Tsetselerg. Beaucoup de mouches mais pas de mouches TséTsé…

MOTOLAND

Cette association de motards Réunionnais a sollicité LES VOYAGEURS DU COEUR pour préparer une expédition en Mongolie pour 16 reporters habitués à se déplacer en moto dans les pays d’Asie. Leur but étant de rencontrer les populations locales mais aussi de réaliser la promotion de l’île de la réunion.

Pour se faire 7 motos financées par les participants eux mêmes ont été acquises par

Les Voyageurs du Coeur . Elles ont servi à véhiculer les participants à travers la steppe. Deux 4×4 UAZ avec cuisto et mécano complétaient le dispositif. Tout ce petit monde était guidé sur place par un guide local.

Une 150 cm3 Chinoise  deux temps neuve coûte ici 700€ .

Ultime action solidaire, ces motos seront offertes à des familles défavorisées à la fin du périple.

Les toits jaunes, verts, bleus, rouges des maisons des villages égayent les vertes vallées. Au loin, nous apercevons des dizaines de points blancs et noirs au flanc des montagnes, ce sont des troupeaux de chèvres et de moutons.
Après Tsetselerg, nous nous arrêtons près de la formation rocheuse de Taïkhar Chuluu. Une légende raconte qu’un grand Baatar aurait anéanti un énorme serpent avec cette gigantesque pierre.
La modernité fait son apparition dans les steppes, les troupeaux sont quelquefois rassemblés par des motards. Les antennes satellite et les panneaux solaires ornent les yourtes.
Nous reprenons les routes/pistes « Orangina, secouez-moi, secouez-moi » à cause des cailloux, des roches et autres ravines ravines…

Le linge étendu à l’arrière de la voiture, fait des soleils. Nous roulons à 20 -30 km/h. Nous avons appris à vivre avec la poussière, la boue et les inondations. Les Hommes et la mécanique souffrent.
Heureusement, la gentillesse des nomades, les paysages somptueux, la faune et la flore nous émerveillent. L’odeur du thym sauvage dans les prairies réveille nos sens perdus.
À Tosontsengel ; les maisons en bois, les allées poussiéreuses et les cavaliers donnent à cette ville un air de Far-west.
Uliastay est entourée de rivières, la vallée est luxuriante. On en profite pour faire nos lessives.
En nous dirigeant vers Altay, la piste devient sablonneuse. Nous croisons un troupeau de chameaux.Jolie rencontre, au détour d’un chemin.
En se dirigeant ver Biger, nous bivouaquons à 3000 mètres d’altitude, il fait très froid, la doudoune est obligatoire.

Le lendemain, nous traversons un canyon, il fait 40 degrés. Nous roulons dans le lit d’un torrent, le 4X4 est indispensable. Il faudra plus de 2 heures pour faire 6 kilomètres et rejoindre une piste. Aucun passage que du hors piste avec des ravines énormes, on nous l’avait dit il faut un vrai 4X4 et cela se confirme de jours en jours. 
Nous sommes dans le désert de Gobi, désert de cailloux, désert de sable.

À Bayan-Ondor, nous réalisons un autre objectif solidaire. Nous faisons dessiner les enfants du village et leur offrons des feutres, crayons de couleurs, ballons, survêtements. Ils nous ravissent en réalisant un spectacle de danse, c’est fantastique.

Un chanteur nous interprète un chant diphonique . Une jeune fille réalise des acrobaties. C’est fabuleux. Moment magique parmi les villageois. 
Nous traversons Gurvantes.

Nous reprenons la piste après avoir planté le drapeau d’un de nos partenaires dans une dune de sable pour la photo souvenir. Petit clin d’œil pour les remercier de leur grand soutien.
Nous arrivons à Dalanzadag capitale du Gobi. Trois jours à réparer les véhicules et panser les plaies du Gobi.

La traversée a été particulièrement difficile avec un des véhicules qui s’arrêtait tous les 20 kilomètres (problème de pompe d’injection). On déplorera aussi un problème de chauffe moteur, un radiateur percé en plein milieu du désert (réparation avec soudure à froid et produit stop fuite) et des  silents blocs d’ amortisseurs fondus du à la tôle ondulée…

Le périple continue, nous remontons vers la capitale. En chemin, nous assistons à plusieurs autres Naadam. 
Les courses de chevaux s’étendent sur 24 km, les cavaliers (des enfants) arrivent épuisés, les chevaux, en sueur. Il faut du courage pour finir la course. Deux chevaux traversent la ligne d’arrivée, seuls. Certains enfants montent à cru, en guise de bottes portent des chaussettes, sans bombe sur la tête. Heureusement les chutes sont peu fréquentes. La course est encadrée par des 4X4. Les enfants sont quelquefois très jeunes.

À croire qu’ils ont appris à faire du cheval avant de marcher.
Les archers visent des cibles à terre. Lorsqu’elles sont atteintes, les ramasseurs de flèches entament un chant en levant les bras.
Les combats de lutteurs sont quelquefois inéquitables, les poids légers peuvent rivaliser avec des poids lourds. Ils sont beaux ces athlètes vêtus d’une culotte découpée sur les cuisses, d’un boléro bleu ou rouge, de solides bottes de cuir à bout relevé et d’une calotte à pans rabattables en velours. 
Nous prenons des pistes pour rejoindre Bulgan dans le nord. Il pleut et les pistes sont détrempées. Nous dépannons 2 véhicules avec notre treuil.

Jamais 2 sans 3, en descendant une piste de montagne, nous glissons sur la glaise plongeant une roue dans une ravine. Nous n’avions pas encore testé les pistes « patinoire » maintenant, c’est fait. Grosse frayeur car même à l’arrêt le véhicule continuait de glisser vers une piste abrupte, blocages et 1ere courte nous tentons de redresser doucement sans freiner mais la pente a eu raison du véhicule qui s’est couché sur le côté… Après quelques heures et de l’huile de coude nous réussissons à le mettre en travers et lui permettre de franchir à coups de pelle et plaques les fossés permettant de rejoindre les champs. (photo 12 et 12.1)
Nous finissons notre séjour Mongol en visitant le monastère d’Amarbayasgalant avec ses temples bouddhiques. (photo 12.2)
2 heures à la douane de Kyakhta, nous revoilà en Russie. 
Ulan-Ude, Irkutsk, nous sommes sur le chemin de retour.

On longe de nouveau le lac baikal quand soudain bling, blang, bong la boite de vitesse joue de la batterie, le levier de vitesse se bloque mais nous offre une chance de continuer en acceptant la 3éme vitesse en guise de salut. Nous arrivons péniblement jusqu’au garage Toyota d’Irkoustk qui après une réflexion de la part des dirigeants acceptent finalement que l’on entre dans cet immense salle gorgée de ponts aux rutilantes berlines et 4X4 perchées comme pour affirmer la suprématie de la marque en Russie. Démontage des deux boites de vitesse de notre 4X4 meurtri. Le verdict est sans appel ; pas possible de réparer il faudra rapatrier la voiture à Paris ! Comment faire, nous sommes à 10000 kms de Paris… Après moultes négociations qui auront duré 5 jours, Mondial Assistance accepte de nous rapatrier en France dans le garage de notre choix. Nous restons 10 jours à Irkoutsk pour réussir le challenge de faire partir la voiture sans nous… La panne est une rencontre, nous avons cette chance de rencontrer Ivan parlant bien le Français qui va nous faciliter les démarches avec les douanes, nous mettre en relation avec Olga la traductrice qui nous facilitera les échanges avec les notaires chargés d’acter nos démarches administratives. 3 semaines plus tard la voiture arrive enfin à bon port à Lyon au garage Couteau qui se chargera de la réparation.

La Mongolie, un pays à parcourir avec un vrai 4X4 sur la partie sud l’Altai et le Gobi. Nous avons subi des journées entières des pistes en devers, de la tôle ondulée, des pistes avec des ravines énormes, des cuvettes où l’arrière touchait à chaque passage, des rivières à franchir, des culs de sacs en montagne au bout de 50 kms d’exploration…

Un pays, un peuple à découvrir avant que la mondialisation transforme les fils du vent nomades des grandes steppes en sédentaires entassés dans les grandes villes…

LA PANNE

« Pourquoi êtes vous allez si loin ? »

17000 kms depuis Paris avant que la boîte de vitesse et la boîte de transfert ne rendent l’âme… Des fuites étaient apparues sur l’une des boîtes nécessitant un changement de joint de sortie de boîte à Oulan Bator. Notre boucle de plus de 5000 kms en Mongolie avec un contrôle des niveaux régulier s’est pourtant bien passé mais lors de la remontée des pistes vers le Nord les gros problèmes ont débuté nécessitant une vigilance plus assidue chaque soir… Après la frontière Mongole nous n’avons pas réussi à dépasser Irkoutsk en Russie et avons échoué dans le garage Toyota de la ville. 5 jours de négociation avec Mondial Assistance qui ne voulait par rapatrier la voiture prétextant que nous étions trop loin et que la valeur résiduelle (argus) était égale à Zéro euros.  Pourtant notre assureur nous couvrait pour la Russie sur la base d’un montant de valeur réelle de véhicule proche des 30000 euros. Dés le premier appel un opérateur nous lance « Mais pourquoi êtes vous allez si loin ? » alors que notre carte verte couvre la Russie, votre véhicule est trop vieux vous devez l’abandonné sur place on vous envoie le formulaire pour cela… grrr !!! Un véhicule préparé pendant 2 ans avec un maximum d’aménagement et de modifications pour garantir une autonomie de distance de 1500 km, un couchage de qualité, des réserves d’eau et de gasoil intégrés. Nous appelions régulièrement l’assistance mais notre dossier traînait, c’est si facile à 10000 kms de là de ne pas tenir ses engagements vis à vis de clients confiants du contrat passé… Après 5 jours d’angoisse et de bagarres au téléphone, mails, sms et seulement grâce à l’intervention d’un ami journaliste très doué Mondial Assistance finira par ccepté de rapatrier le véhicule.

Nous avons passé de longues journées avec un Russe parlant le Français Ivan et une traductrice  Olga  pour réussir cet exploit de permettre à la voiture de sortir de Russie sans son chauffeur. Chaque jour nous allions au garage Toyota qui nous aidait dans nos démarches, j’ai rarement vu une telle qualité de service, personnels disponibles toujours prêts à nous aider… Il était impossible de trouver des boîtes en échange standard pour ce genre de véhicule à Irkoutsk, la voiture devait rentrer seule sur un camion en France.

Chaque jour nous devions aller dans des bureaux de douane différents, obtenir des rendez vous chez des notaires pour certifier tous les documents, réaliser des dérogations et délégations de transport directement avec le chauffeur qui passerait la frontière avec notre véhicule. Les douanes russes ne reconnaissent pas l’accord entre la société Mondial Assistance, les transporteurs russes, l’agence locale, le garage Toyota. Près de 20 jours à vivre dans Irkoutsk et côtoyer la population et apprécier ce peuple au fil des échanges quotidiens, une découverte de jeunes russes, de deux êtres dévoués à trouver une solution pour nous aider dans nos démarches. Sans eux Mondial Assistance n’aurait jamais réussi à réaliser les papiers administratifs nécessaires pour garantir une sortie de la Russie pour notre véhicule.

Nous sommes finalement rentrés en avion et le Toyota  est arrivé mi septembre à Saint Etienne au garage Couteau  qui en grand professionnel a remis rapidement en état le Toyota pour qu’il puisse repartir vers de nouvelles aventures.

La Russie un pays où nous retournerons un jour peut être pour finir ce voyage inachevé…

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